Présidentielle au Cameroun: Kamto réajuste sa stratégie dans le Grand Nord
Présidentielle au Cameroun: Kamto réajuste sa stratégie dans le Grand Nord
Depuis la rupture de l’alliance entre Paul Biya et ses anciens alliés Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Maïgari — désormais candidats déclarés à la présidentielle d’octobre 2025 —, Maurice Kamto semble repositionner sa stratégie politique. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) multiplie les prises de parole en faveur des régions du Nord, de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord, bastions électoraux des deux ex-ministres.
Dans sa déclaration du 9 juillet, Maurice Kamto a appelé à une vaste coalition autour de sa candidature. Il s’adresse aux partis d’opposition, aux organisations de la société civile, aux personnalités indépendantes, et aux citoyens de tous bords :
« Je les invite à soutenir ma candidature au prochain scrutin présidentiel, afin qu’au lendemain de la victoire, nous travaillions ensemble à la réalisation de mon programme de renaissance nationale du Cameroun, et plus particulièrement à l’exécution d’un plan d’urgence et de rattrapage pour le Grand Nord. »
Un plan ciblé pour le Grand Nord
Ce programme, qui se veut ambitieux et pragmatique, repose sur cinq axes. Notamment le rétablissement de la sécurité dans les plus brefs délais. Il veut aussi lancer un programme d’urgence contre la famine et la malnutrition. Pour le développement, Maurice Kamto annonce la construction de bassins de rétention d’eau, de petits barrages, ainsi que l’amélioration des routes. Il prévoit également l’introduction de nouvelles races bovines pour relancer la production laitière.
Le leader du MRC propose aussi le retour de la dépouille de l’ancien président Amadou Ahidjo. Enfin, il promet la formation d’un gouvernement réduit, mais ouvert à toutes les sensibilités régionales et politiques.
Fer de Minim-Martap
Cette offensive politique intervient aussi dans un contexte où Kamto attaque frontalement les choix du gouvernement en matière d’infrastructures. Cinq jours avant sa sortie sur le Grand Nord, il dénonçait la construction d’une voie ferrée inadaptée par l’exploitant australien de la bauxite de Minim-Martap.
Le projet prévoit la création d’un hub ferroviaire à Makor avec un écartement métrique (1 m) hérité de l’époque coloniale, loin des normes internationales (1,435 m). Pour Maurice Kamto, maintenir cette configuration est un non-sens économique et stratégique : « C’est compromettre la modernisation des infrastructures ferroviaires, et alourdir inutilement la facture des contribuables camerounais. »
Il plaide pour une refonte du projet avant qu’il ne soit, selon ses mots, « trop tard ».
Enjeu électoral majeur
Rien n’est anodin dans cette séquence politique. Les régions septentrionales, et particulièrement l’Extrême-Nord, représentent le plus gros réservoir électoral du pays. Toute candidature sérieuse à la magistrature suprême ne peut ignorer ce territoire où se croisent pauvreté, fragilité sécuritaire… et pouvoir de basculement électoral.
À travers ces sorties, Kamto adresse un double message : il tend la main aux déçus du régime et s’attaque à ce qu’il considère comme étant des failles structurelles du pouvoir actuel. Reste à savoir si cette posture saura séduire un électorat longtemps façonné par la logique des réseaux administratifs et clientélistes.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

