France/Régionales: Derniers ajustements avant un second tour décisif
Les candidats aux élections régionales ont finalisé ce mardi les alliances préalables au second tour de dimanche, où les présidents sortants ont, pour la plupart, de bonnes chances de confirmer leurs bons scores du scrutin du 20 juin, assombri par une abstention record.
La gauche sociale et écologiste a scellé des alliances dans plusieurs régions, à la différence du parti présidentiel La République en marche (LaRem), qui a maintenu tous ses candidats ayant obtenu plus des 10% de voix nécessaires pour accéder au second tour.
Muet sur le sujet, Emmanuel Macron laisse s’exprimer le Premier ministre, qui avait lancé dès lundi sur Twitter un appel à un sursaut dans les urnes. Jean Castex a réitéré ce message lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.
« L’abstention s’adresse à nous tous », a-t-il dit, invitant chacun à « l’humilité » et faisant un lien entre la défection des électeurs, déjà constatée aux élections municipales de 2020, et l’épidémie de COVID-19.
En attendant un hypothétique réveil citoyen, les écuries se sont organisées avant la limite du dépôt des listes en préfecture fixée à ce mardi 18h00.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’une des régions les plus observées, le président Les Républicains (LR) sortant Renaud Muselier espère que le retrait du candidat écologiste Jean-Laurent Félizia contribuera à empêcher le candidat du Rassemblement national, Thierry Mariani, d’offrir au parti de Marine Le Pen la première victoire en région de son histoire.
Arrivé second dimanche avec près de cinq points de retard sur son adversaire d’extrême droite (36,38% contre 31,91%), Renaud Muselier a promis qu’en cas de victoire, la gauche pourrait « déposer des motions » et s’exprimer au conseil régional.
« On va mettre en place un dispositif qui fera en sorte que ceux qui se sont présentés puissent s’exprimer dans l’hémicycle, je m’y engage », a-t-il déclaré sur LCI.
BERTRAND SE VEUT INCONTOURNABLE POUR LA PRÉSIDENTIELLE
En Ile-de-France, région la plus peuplée du pays, un duel s’annonce entre la présidente conservatrice sortante, Valérie Pécresse, et la coalition de gauche emmenée par le secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) Julien Bayou, allié à la socialiste Audrey Pulvar et à l’élue de La France insoumise Clémentine Autain.
Avec ce pacte, « le Parti socialiste a perdu son âme », a jugé Valérie Pécresse, qui a répété mardi sur France Inter qu’une défaite dimanche signerait la fin de sa vie politique.
Le candidat du RN Jordan Bardella et celui de La République en marche (LaRem) Laurent Saint-Martin restent en course.
En Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez a de bonnes chances d’être réélu après avoir rassemblé près de 44% des suffrages, tout comme Xavier Bertrand, bien placé dans les Hauts-de-France – 41,39% des voix, contre 24,37% pour son adversaire du RN, Sébastien Chenu.
Déjà en lice pour la présidentielle, l’ancien ministre du Travail entend, par sa réélection, devenir le candidat incontournable de la droite dans la course à l’Elysée et perturber le duel annoncé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.
Dans le Grand-Est, où quatre candidats se maintiennent, l’équation semble favorable au président LR sortant Jean Rottner, arrivé en tête avec plus de 31% des voix.
A gauche, le PS espère conserver ses bastions en Occitanie avec Carole Delga, qui a rassemblé près de 40% des voix le 20 juin, et en Nouvelle-Aquitaine, où Alain Rousset (28,6%) n’a pas fait alliance avec les écologistes (12%).
Situation différente dans les Pays-de-Loire, où la liste « verte » de Matthieu Orphelin et celle du socialiste Guillaume Garot ont fusionné dans le but de ravir la région à la présidente LR sortante Christelle Morançais, arrivée en tête avec plus de 34% des voix.
En Bourgogne-Franche-Comté, la présidente socialiste sortante Marie-Guite Dufay a fait alliance avec l’écologiste Stéphanie Modde pour contrer le candidat RN Julien Odoul.
Même scénario en région Centre-Val-de-Loire, où le président sortant François Bonneau (PS-PCF) a pactisé avec les Verts. Aleksandar Nikolic (RN), Nicolas Forissier (LR-UDI) et le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau (MoDem-LaRem) se maintiennent.
Si les enseignements définitifs du scrutin seront tirés dimanche soir, la déception s’est déjà transformée en mauvaise humeur à La République en marche dont l’implantation territoriale se fait dans la douleur, un an après le premier revers des municipales.
« Ce mouvement est à mon avis trop virtuel. On est trop dans l’entre-soi, on n’a pas des militants, on a des cliqueurs », a déploré sur Public Sénat le président du groupe LaRem à la chambre haute, François Patriat.
(Reportage par Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.


