Eric Dupond-Moretti fait entendre « sa petite musique » sur la proposition de loi sécurité globale
Eric Dupond-Moretti a déclaré dimanche qu’il n’était pas question d’interdire à des journaliste de filmer et s’est engagé en tant que garde des Sceaux dans le débat autour de la controversée proposition de loi dite de « sécurité globale », suggérant que le texte pourrait évoluer.
« Ma position est très claire: il n’est pas question d’interdire à des journalistes de filmer et d’informer, c’est trop important dans une démocratie », a-t-il déclaré sur BFM TV, se félicitant au passage que la demande faite aux journalistes de se déclarer en préfecture avant de couvrir une manifestation ait été abandonnée.
Cette accréditation ne figure pas dans la proposition de loi mais avait été un temps avancée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, dans le cadre du nouveau Schéma national du maintien de l’ordre présenté en septembre.
« En revanche bien sûr, la protection des policiers, c’est aussi quelque chose qui me préoccupe », a ajouté le ministre de la Justice en appelant à trouver « un certain nombre d’équilibres ».
Des milliers de manifestations ont défilé samedi à Paris et dans une vingtaine de villes de France pour dénoncer l’article 24 de cette proposition de loi qui interdit de filmer des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité « physique ou psychique » sous peine d’un an de prison et 45.000 euros d’amende.
« Le droit pénal est d’interprétation stricte et on ne peut pas poursuivre en droit pénal français des gens pour une intention mais en réalité pour un acte ou pour un fait », a souligné Eric Dupond-Moretti, faisant état de discussions au sein du gouvernement où « chacun s’exprime avec sa sensibilité différente » et revendiquant cette « petite musique du garde des Sceaux » qui, a-t-il dit, n’avait pas encore été entendue publiquement.
« Quand on envisage de toucher à une loi, et au fond, les journalistes sont très émus, il faut les rencontrer », a-t-il ajoutant, annonçant qu' »il y aurait à partir de demain (lundi) au ministère de l’Intérieur une large concertation et que nous ne sommes pas figés sur des positions ».
Cette concertation, a-t-il dit, Gérald Darmanin « la fera demain (lundi) et puis nous sommes en première lecture (à l’Assemblée nationale) et puis il y aura un examen de ce texte au Sénat et puis il y a aussi le garde des Sceaux qui est susceptible de dire un certain nombre de choses ».
« Peut-être faut-il amodier un certain nombre de dispositions. »
En dépit d’un amendement gouvernemental adopté vendredi soir par les députés et introduisant en préalable à la formulation de l’article 24 l’expression « Sans préjudice du droit d’informer », les médias redoutent une entrave à la liberté et au droit d’informer.
L’examen en première lecture de la proposition de loi, présentée par des députés La République en marche dont Christophe Castaner et Yaël Braun‑Pivet, la présidente de la commission des lois de l’Assemblée, a s’est achevée vendredi soir. Un vote solennel est prévu mardi prochain avant transmission au Sénat.
(Henri-Pierre André)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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