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Un an après l’assaut du Capitole, Biden à l’offensive contre la « menace » Trump

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par Andy Sullivan, Richard Cowan et Jeff Mason

WASHINGTON (Reuters) – Joe Biden a accusé jeudi son prédécesseur Donald Trump de représenter encore aujourd’hui une menace pour la démocratie américaine, un an après l’assaut meurtrier mené par les partisans de l’ancien président républicain contre le Capitole à Washington.

Lors d’un discours prononcé dans la salle des statues du bâtiment abritant le Congrès des Etats-Unis, le président démocrate a averti que les déclarations mensongères de Donald Trump affirmant avoir été indûment privé d’une victoire à l’élection présidentielle de novembre 2020 en raison de multiples fraudes ébranlaient l’Etat de droit et risquaient de peser sur les futures échéances électorales du pays.

« Nous devons être absolument clairs sur ce qui est vrai et ce qui est un mensonge », a martelé Joe Biden. « Voici la vérité : un ancien président des Etats-Unis d’Amérique a créé et répandu un tissu de mensonges à propos de l’élection de 2020. Il l’a fait parce qu’il place le pouvoir au-dessus des principes. »

« Il ne peut pas accepter qu’il a perdu », a poursuivi le président américain, qui n’avait encore jamais, depuis sa prestation de serment du 20 janvier 2021, attaqué aussi directement son prédécesseur, même s’il ne l’a pas cité nommément.

« L’ancien président et ses partisans ont décidé que le seul moyen pour eux de gagner était de supprimer le vote et de saboter nos élections », a encore estimé Joe Biden lors de cette allocution retransmise en direct sur les grandes chaînes de télévision américaines.

Selon une enquête d’opinion Reuters/Ipsos, environ 55% des électeurs républicains restent convaincus par les accusations de Donald Trump, pourtant rejetées par des dizaines de tribunaux.

Accusant Donald Trump de chercher à perpétuer « un grand mensonge », Joe Biden a parlé d’une « bataille pour l’âme de l’Amérique » et d’une lutte à l’intérieur des Etats-Unis comme sur la scène internationale entre les forces démocratiques et autocratiques.

« LE GRAND MENSONGE S’EST ENRACINÉ »

Dans un communiqué, l’ancien président républicain a réagi en déclarant que Joe Biden avait utilisé son nom « pour tenter de diviser davantage l’Amérique ».

Quatre personnes sont mortes le jour de l’assaut survenu à l’issue d’un discours incendiaire de Donald Trump incitant ses partisans à marcher sur le Capitole et à « se battre comme des diables » pour empêcher la certification par le Congrès de la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle.

Un policier du Capitole défendant le bâtiment est décédé le lendemain des suites de ses blessures. Quelque 140 autres policiers ont été blessés pendant l’attaque et quatre policiers se sont donné la mort depuis cette date.

Le discours de Joe Biden a donné le coup d’envoi d’une série de commémorations de l’événement impliquant la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et d’autres dirigeants du Congrès, issus pour la plupart des rangs démocrates.

Le précédent créé par Donald Trump fait craindre à certains commentateurs de futurs transferts chaotiques de pouvoir, notamment en cas de résultat serré à l’élection présidentielle, alors que Joe Biden s’est imposé largement en novembre 2020, avec sept millions de voix d’avance sur son adversaire.

« Le fait que le grand mensonge s’est enraciné comme il l’a fait, et qu’il s’est même intensifié et aggravé au cours des douze derniers mois est encore plus dangereux que le 6 janvier en lui-même », estime Edward Foley, professeur de droit à l’Université d’Etat de l’Ohio.

Donald Trump conserve une forte popularité auprès de l’électorat républicain, pèse sur le choix des candidats qui se présenteront aux élections parlementaires du 8 novembre prochain et laisse entendre régulièrement qu’il briguera un nouveau mandat présidentiel en 2024.

L’ancien président a annulé mardi une conférence de presse qu’il comptait organiser ce jeudi mais devrait s’exprimer le 15 janvier prochain lors d’un meeting dans l’Arizona.

L’INSURRECTION, « NOUVELLE NORME » ?

La plupart des responsables républicains sont restés fidèles à Donald Trump. Peu après l’assaut du Capitole, plus de la moitié des élus du Grand Old Party avaient voté contre la validation de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Certains élus républicains cherchent encore aujourd’hui à minimiser la portée de l’assaut du 6 janvier, assimilant les émeutiers à des touristes, ou suggérant que l’attaque ait pu être perpétrée par des agents fédéraux.

Ceux qui ont demandé des comptes à l’ancien président, les représentants Liz Cheney et Adam Kinzinger notamment, ont été stigmatisés par leurs collègues. Ils sont les deux seuls républicains qui participent à une enquête lancée par le Congrès sur les événements du 6 janvier, dans le cadre de laquelle plus de 300 témoins, dont certains proches conseillers de Trump, ont déjà été interrogés. Quelque 725 personnes sont visées par des poursuites pénales en lien avec l’assaut.

Les démocrates espèrent quant à eux profiter de cet anniversaire pour plaider en faveur d’une refonte de la loi électorale fédérale, mais n’ont pas réussi encore à réunir suffisamment de soutiens pour s’assurer de son adoption au Sénat.

Pour le chef de la majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, l’insurrection pourrait bien ne plus être une « aberration » mais « devenir la norme » à moins que le Congrès ne s’attaque aux « racines » du 6 janvier par des réformes.

(Avec la contribution de Jason Lange, Susan Heavey, Moira Warburton et Joseph Ax; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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