Ukraine: Zelensky remplace le chef d’état-major de l’armée
KYIV (Reuters) – Le président ukrainien Volodimir Zelensky a annoncé jeudi avoir nommé le commandant en chef de l’armée de terre, Oleksandr Syrsky, comme nouveau chef d’état-major de l’armée ukrainienne en remplacement de Valery Zaloujny, mettant fin à plusieurs jours de spéculation autour de l’avenir de ce dernier.
Le dirigeant ukrainien a indiqué que l’heure était venue d’effectuer des changements dans le commandement militaire, alors que la guerre face à la Russie va entrer dans sa troisième année.
Cette annonce de remaniement intervient dans un contexte difficile pour Kyiv, ses troupes peinant à effectuer des avancées sur le terrain depuis la contre-offensive lancée en juin dernier tandis que les Etats-Unis n’ont pas renouvelé pour l’heure leur indispensable aide militaire à l’Ukraine.
Valery Zaloujny a fait savoir de son côté qu’il avait eu une « conversation importante » avec Volodimir Zelensky lors de laquelle ils sont convenus de modifier les stratégies sur les lignes de front.
Les communiqués de Volodimir Zelensky et de Valery Zaloujny ont été publiés sur la messagerie Telegram à quelques instants d’intervalle, laissant à penser que les deux personnalités ukrainiennes incontournables depuis le début de la guerre ont coordonné leurs annonces pour envoyer un message d’unité.
Oleksandr Syrsky, âgé de 58 ans, était le commandant en chef de l’armée de terre ukrainienne depuis 2019, après avoir dirigé les opérations militaires dans l’Est ukrainien face à l’offensive de séparatistes pro-russes en 2014.
Comme de nombreux militaires haut gradés de sa génération, il a effectué ses études militaires à Moscou dans les années 1980. Il est considéré comme l’artisan de certaines des principales victoires obtenues par l’Ukraine face à l’armée russe depuis le début de l’invasion lancée par Moscou le 24 février 2022
Oleksandr Syrsky a notamment supervisé la défense de la capitale Kyiv au début de l’offensive russe et planifié en juillet 2022 la contre-offensive éclair ayant permis à l’Ukraine de reprendre la ville de Kharkiv.
Volodimir Zelensky a fait savoir via Telegram qu’il s’était entretenu dans la journée avec Valery Zaloujny, auquel il a demandé de « rester dans son équipe », alors que le général est considéré par de nombreux Ukrainiens comme un héros national.
« Nous avons discuté du renouvellement dont l’armée a besoin. Nous avons aussi discuté de l’identité de ceux qui pourraient figurer au sein du commandement renouvelé de l’armée. L’heure de ce renouvellement est désormais venue », a-t-il écrit.
Des changements immédiats sont nécessaires pour l’armée ukrainienne, a déclaré par ailleurs le dirigeant, disant vouloir adopter une nouvelle approche concernant la mobilisation et le recrutement militaire.
Les troupes ukrainiennes ont démontré leur capacité à reprendre le contrôle du ciel mais ont échoué à atteindre leurs objectifs au sol l’an dernier, a ajouté Volodimir Zelensky.
Le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, a confirmé dans un communiqué distinct que décision avait été prise de modifier le commandement militaire.
Valery Zaloujny a déclaré pour sa part que « les missions de 2022 étaient différentes des missions de 2024. Par conséquent, tout le monde doit changer et s’adapter aux nouvelles réalités. Pour gagner ensemble ».
(Reportage Olena Harmash, Dan Peleschuk et Yuliia Dysa; version française Jean Terzian, édité par Sophie Louet)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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