UE: La Hongrie toujours opposée à l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Ukraine
BRUXELLES (Reuters) – La Hongrie a déclaré lundi qu’elle ne céderait pas aux pressions exercées par d’autres États membres de l’Union européenne pour donner son feu vert aux négociations d’adhésion avec l’Ukraine, en amont du sommet de l’UE qui se tiendra cette semaine.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a déclaré qu’il serait « dévastateur » pour son pays et pour l’UE que le sommet des 14 et 15 décembre n’autorise pas les négociations d’adhésion et n’accorde pas à Kyiv une aide financière et militaire plus importante pour se défendre contre l’invasion russe.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui se targue de ses liens avec le président russe Vladimir Poutine, a cependant menacé d’opposer son veto aux négociations sur l’aide et l’élargissement.
D’autres États membres, dont l’Allemagne, se sont déclarés favorables à l’ouverture de négociations avec Kyiv sur le long processus d’adhésion au bloc, mais Budapest reste campé sur ses positions.
« Une majorité d’hommes politiques européens veulent prendre des décisions aussi importantes alors qu’ils ne sont absolument pas préparés et qu’il manque un accord stratégique sur l’avenir de l’Europe », a écrit le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjártó, sur Facebook avant une réunion avec ses homologues de l’UE à Bruxelles en vue de la préparation au sommet.
« Nous ne céderons à aucune pression […], quels qu’en soient l’origine et les auteurs, et quel que soit le type de chantage ou de promesse. »
L’obtention d’une nouvelle aide financière de la part de l’Europe est essentielle pour Kyiv, et les doutes grandissent également quant au futur soutien des États-Unis, alors que le président Volodimir Zelensky se dirige vers des pourparlers à Washington.
Toutes ces décisions, ainsi qu’une autre sur un potentiel douzième train de sanctions de l’UE contre la Russie depuis l’invasion de Moscou en février 2022, requièrent le soutien unanime des 27 pays de l’Union.
Alors que l’UE cherche à nouveau à gagner le soutien de Viktor Orban pour l’Ukraine, la Commission européenne devrait débloquer l’accès de Budapest à 10 milliards d’euros cette semaine.
Les diplomates ont déclaré que les tentatives de la Géorgie et de la Bosnie de faire avancer leurs espoirs d’adhésion à l’UE – soutenues par Viktor Orban – tomberaient à l’eau si la Hongrie opposait son veto aux négociations avec l’Ukraine, mais certains ont également déclaré qu’un compromis était encore possible.
Ceux qui s’attendent à ce que Viktor Orban cède ont décrit un compromis possible qui reporterait le début des négociations avec l’Ukraine au mois de mars, une fois que les conditions finales auront été remplies. D’autres estiment qu’il est possible que le dirigeant hongrois ne se laisse pas convaincre.
(Reportage Andrew Gray et Gabriela Baczynska à Bruxelles, Krisztina Than à Budapest, Bart Meijer, rédigé par Ingrid Melander et Gabriela Baczynska, version française Stéphanie hamel, édité par Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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