Trump rejette pour l’heure tout effort de médiation – sources
par Steve Holland et Humeyra Pamuk et Parisa Hafezi et Alexander Cornwell
WASHINGTON/DUBAI/TEL AVIV, 14 mars (Reuters) – L’administration de Donald Trump a pour l’heure refusé de donner suite à des efforts de médiation déployés par des alliés des Etats-Unis au Moyen-Orient pour tenter de mettre fin à la guerre contre l’Iran, rapportent trois sources au fait de ces démarches.
L’Iran, pour sa part, a rejeté la possibilité de tout cessez-le-feu tant que se poursuivront les frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, ont déclaré deux sources iraniennes haut placées à Reuters.
Le sultanat d’Oman, qui avait joué les médiateurs entre Washington et Téhéran avant la guerre, déclenchée le 28 février, a tenté à maintes reprises d’ouvrir une ligne de communication mais la Maison blanche a clairement fait savoir qu’elle n’était pas intéressée, selon deux sources qui comme les autres personnes interrogées pour cet article ont souhaité rester anonymes.
Un haut responsable de la Maison blanche a confirmé que la priorité de Donald Trump pour le moment était d’affaiblir encore les capacités militaires de l’Iran, non de s’engager sur la voie diplomatique.
« Cela ne l’intéresse pas à l’heure actuelle et nous allons poursuivre la mission sans relâche. Peut-être un jour, mais pas maintenant », a-t-il dit.
Lors de la première semaine du conflit, le président américain avait affirmé que les Iraniens voulaient dialoguer mais qu’il était « trop tard ». Rien n’est cependant exclu de la part du président américain, coutumier de brusques revirements, en politique étrangère notamment.
LA POSITION DE L’IRAN S’EST DURCIE
Côté iranien, Téhéran a rejeté les efforts entrepris par plusieurs pays visant à négocier une trêve tant que les Etats-Unis et Israël ne mettront pas fin à leurs attaques.
Comme Oman, l’Egypte a également tenté de rétablir le dialogue, selon trois sources sécuritaires et diplomatiques. Ces efforts n’ont pas abouti mais auraient permis, selon une source, d’obtenir une certaine retenue de la part des pays voisins touchés par les ripostes iraniennes.
Le ministère égyptien des Affaires étrangères, le gouvernement omanais et le gouvernement iranien n’ont pas donné suite à des demandes de commentaires.
D’après plusieurs sources, les Etats-Unis et l’Iran semblent encore moins prêts à dialoguer qu’au début du conflit, lorsque de hauts responsables américains avaient contacté Oman pour discuter d’une désescalade.
Selon une source, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, auraient également cherché à utiliser Oman comme intermédiaire pour des discussions sur un cessez-le-feu qui auraient impliqué le vice-président américain J.D. Vance.
Mais ces discussions ne se sont pas concrétisées et la position de l’Iran s’est au contraire durcie, a déclaré une troisième source iranienne de haut rang.
« Tout ce qui a été communiqué précédemment par les voies diplomatiques est désormais sans importance, a dit cette source.
« Les Gardiens de la révolution sont fermement convaincus que s’ils perdent le contrôle du détroit d’Ormuz, l’Iran perdra la guerre », a-t-elle ajouté.
« Par conséquent, ils n’accepteront aucun cessez-le-feu, aucune négociation de cessez-le-feu, ni aucun effort diplomatique, et les dirigeants politiques iraniens ne s’engageront pas dans de telles négociations malgré les tentatives de plusieurs pays. »
(Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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