Trump dit vouloir appeler Netanyahu à la retenue, invite l’Iran à négocier
8 juin (Reuters) – Donald Trump a déclaré dimanche au site d’information Axios qu’il allait appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour l’exhorter de ne pas répliquer aux missiles lancés par l’Iran contre Israël, une attaque menée par Téhéran en réponse à une offensive israélienne contre Beyrouth.
Le président américain a dit auparavant à la chaîne Fox News n’être « pas content » de l’attaque effectuée par Israël contre la capitale libanaise, en dépit d’une trêve convenue avec les autorités libanaises sous la médiation de Washington, alors que cette offensive fragilise encore davantage les pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran. Il a également incité Téhéran à revenir à la table des négociations pour « conclure un accord ».
L’Iran n’avait plus attaqué Israël depuis l’annonce début avril d’une trêve avec les Etats-Unis, qui a toutefois été émaillée par des frappes de l’armée américaine près du détroit d’Ormuz et des attaques iraniennes dans le Golfe.
Un représentant israélien a déclaré que Donald Trump et Benjamin Netanyahu se sont entretenus pendant un peu moins d’une demi-heure. Il n’a pas donné de précisions sur cette discussion. Aucun commentaire n’a été effectué dans l’immédiat par la Maison blanche et par les services du Premier ministre israélien.
Annoncé la semaine dernière, le nouvel accord de trêve au Liban, distinct du cessez-le-feu temporaire entre les Etats-Unis et l’Iran, s’est avéré mort-né avec le rejet de ses termes par le Hezbollah et la poursuite de la campagne militaire d’Israël, qui a envahi et occupe le sud du Liban depuis début mars en revendiquant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.
Téhéran, qui lie un quelconque accord avec Washington à l’arrêt des hostilités sur tous les fronts, notamment au Liban, avait promis de répliquer à toute attaque israélienne contre Beyrouth. Le ministère iranien des Affaires étrangères a décrit comme « défensives » les frappes menées dimanche contre Israël.
L’armée israélienne a bombardé plus tôt la périphérie de Beyrouth pour la première fois depuis l’annonce d’une trêve destinée essentiellement à protéger la capitale libanaise.
Après que Tsahal a dit par la suite avoir identifié et intercepté des missiles lancés depuis l’Iran, le commandant de l’armée israélienne a prévenu que l' »ennemi » serait frappé « avec détermination » dès que l’ordre serait donné.
Israël a répété en fin de semaine dernière qu’il ne retirerait pas ses troupes du Liban, qu’il a envahi le 2 mars dans le cadre d’une vaste campagne militaire terrestre et aérienne. Des milliers de Libanais ont été tués et plus de 1,2 million de personnes ont été déplacées. Quatre civils israéliens ont été tués dans des attaques du Hezbollah depuis cette date.
Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris):
00h14 – Benjamin Netanyahu n’aura « pas d’autre choix » que d’accepter un accord avec l’Iran, dit Donald Trump au Financial Times.
Le président américain assure qu’il est le seul décisionnaire en matière de la conclusion ou non d’un accord avec Téhéran et d’une reprise ou non des bombardements.
00h04 – L’armée israélienne frapper l' »ennemi » avec détermination dès que l’ordre sera donné, dit le commandant général de Tsahal.
00h02 – Les vols ont été suspendus à l’aéroport international Imam Khomenei de la capitale iranienne Téhéran, rapporte l’agence de presse Iran.
A VOIR AUSSI
Le DIRECT de la journée de dimanche
(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

