Trump aimerait que le cessez-le-feu en Ukraine soit prolongé
WASHINGTON, 9 mai (Reuters) – Donald Trump a déclaré tard vendredi soir qu’il aimerait que le cessez-le-feu de trois jours entre la Russie et l’Ukraine négocié par les États-Unis soit prolongé, une idée battue en brèche par le Kremlin.
Le président américain a lui-même annoncé sur son réseau Truth Social cette trêve, qui doit s’étend du 9 au 11 mai pour couvrir notamment les commémorations de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Moscou, ainsi qu’un échange de prisonniers entre les deux belligérants.
Moscou et Kyiv ont dit avoir donné leur accord, tout en promettant de riposter si l’autre partie ne respecte pas le cessez-le-feu. La Russie avait annoncé une trêve unilatérale à partir du 8 mai que les deux camps se sont accusés d’avoir violée.
Donald Trump a déclaré dans la soirée qu’il avait espoir que le cessez-le-feu puisse être prolongé.
« J’aimerais voir une prolongation importante », a-t-il déclaré à la presse, assurant que « c’est possible ».
Dans son message sur Truth Social le président des États-Unis avait dit plus tôt espérer « que ce soit le début de la fin d’une guerre très longue, meurtrière et âprement disputée », et assuré que les pourparlers pour trouver une issue au conflit se poursuivaient malgré la guerre en Iran.
Interrogé à ce sujet pendant les célébrations de la « Journée de la victoire » sur l’Allemagne nazie, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé que Moscou et Kyiv étaient encore « très loin d’un accord de paix ».
« On peut comprendre que la partie américaine soit pressée », a-t-il répondu au journaliste de la télévision d’État russe Pavel Zaroubine.
« Mais la question du règlement du conflit ukrainien est bien trop complexe, et le chemin vers un accord de paix est encore très long et semé d’embûches », a ajouté Dmitri Peskov.
(Steve Holland, Nandita Bose et Susan Heavey à Washington, avec la contribution de Vladimir Soldatkin à Moscou ; version française Tangi Salaün)
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