TikTok se trouve à un moment charnière, selon son directeur général
par David Shepardson
WASHINGTON (Reuters) – Le directeur général de TikTok, Shou Zi Chew, a déclaré que l’application chinoise de partage de vidéos se trouvait à un moment charnière à cause du nombre croissant de députés américains qui cherchent à l’interdire pour des raisons de sécurité.
Shou Zi Chew a annoncé mardi dans une vidéo publiée sur TikTok et qui montre le Capitole américain en arrière-plan, que l’application comptait désormais plus de 150 millions d’utilisateurs actifs mensuels aux États-Unis.
« Presque la moitié des Américains utilisent TikTok », a-t-il dit.
En 2020, TikTok recensait 100 millions d’utilisateurs américains.
TikTok fait l’objet d’un examen de plus en plus minutieux en raison des craintes que les données des utilisateurs de l’application appartenant à la société ByteDance, basée à Pékin, ne se retrouvent entre les mains du gouvernement chinois, ce que le groupe rejette.
Le directeur général de TikTok doit témoigner jeudi devant la commission de l’Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.
TikTok, qui dit avoir dépensé plus de 1,5 milliard de dollars en matière de sécurité des données, a également annoncé mardi la mise à jour de ses directives d’utilisation et fourni plus de détails sur ses projets visant à sécuriser les données des utilisateurs américains.
La société a déclaré la semaine dernière que l’administration du président Joe Biden avait exigé que ByteDance cède sa participation dans l’application, faute de quoi celle-ci pourrait être interdite aux États-Unis.
Des pays comme la Belgique, le Royaume-Uni ou la Nouvelle-Zélande, ainsi que la Commission éuropéenne, ont interdit l’application sur les téléphones de leurs fonctionnaires ou de leurs parlementaires.
Aux Pays-Bas, les fonctionnaires ne seront bientôt plus autorisés à utiliser TikTok, a annoncé mardi le ministère de l’Intérieur.
(Reportage David Shepardson, rédigé par d’Andrew Heavens et Jane Merriman ; Version française Nathan Vifflin, édité par Diana Mandiá et Kate Entringer)
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