Taïwan s’engage à coopérer davantage avec le Japon sur la sécurité
TAIPEI (Reuters) – La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen s’est engagée samedi à approfondir la coopération en matière de sécurité avec le Japon afin de garantir la liberté dans la région indo-pacifique, lors d’une rencontre avec un membre important du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir au Japon.
Bien que le Japon et Taïwan, revendiqué par Pékin et gouverné démocratiquement, n’aient pas de liens diplomatiques officiels, ils entretiennent d’étroites relations officieuses et partagent des préoccupations concernant la Chine, en particulier à l’égard de ses activités militaires dans la région.
Lors d’une réunion dans le bureau présidentiel à Taipei, Tsai Ing-wen a remercié Koichi Hagiuda, le responsable politique du LDP, pour le soutien du Japon sur des questions telles que le maintien de la sécurité dans le sensible détroit de Taïwan.
« Nous avons vu ces dernières années que les relations entre Taïwan et le Japon sont devenues de plus en plus étroites », a-t-elle déclaré.
« À l’avenir, Taïwan continuera à approfondir la coopération avec le Japon dans divers domaines tels que la sécurité et à travailler ensemble pour assurer la liberté, l’ouverture et la stabilité de la région indo-pacifique. »
Koichi Hagiuda a quant à lui évoqué Taïwan comme « un partenaire extrêmement important et un ami précieux du Japon, avec lequel son pays partage des valeurs fondamentales telles que la démocratie libérale, les droits de l’homme fondamentaux et l’État de droit, ainsi que des relations économiques et des échanges personnels étroits ».
Koichi Hagiuda est en visite à Taipei pour participer dimanche à un forum sur les relations entre Taïwan et le Japon. Il a indiqué qu’il se recueillerait également sur la tombe de l’ancien président Lee Teng-hui, décédé il y a deux ans et qui était surnommé « M. Démocratie » pour avoir mis fin au régime autocratique et favorisé le pluralisme à Taïwan.
Le Japon a observé avec une inquiétude croissante la belligérance de la Chine à l’égard de Taïwan, Pékin cherchant à affirmer ses revendications de souveraineté sur l’île.
En août, la Chine a organisé des exercices militaires près de Taïwan pour exprimer sa colère à la suite de la visite à Taipei de Nancy Pelosi, alors présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, et a notamment lancé cinq missiles en mer près d’Okinawa, dans la zone économique exclusive du Japon.
(Reportage Ben Blanchard, avec Rocky Swift à Tokyo, version française Benjamin Mallet)
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