Séismes: Le bilan dépasse 24.150 morts en Turquie et Syrie, deux survivants de plus
par Kemal Aslan, Maya Gebeily et Khalil Ashawi
ANTAKYA, TURQUIE/JANDARIS, SYRIE (Reuters) – Le bilan des violents séismes survenus lundi dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de la Syrie dépasse désormais les 24.150 morts, ont indiqué les autorités samedi, alors qu’en Turquie, les sauveteurs ont pu sortir deux femmes vivantes des décombres d’immeubles effondrés 122 heures après le drame.
Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent toujours, notamment en Turquie où le bilan pour ce seul pays a été porté samedi à 20.665 morts. Sous le feu des critiques pour la gestion de la catastrophe, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a reconnu vendredi que les autorités auraient dû réagir plus rapidement.
En Turquie, Menekse Tabak, l’une des femmes secourues samedi, âgée de 70 ans, était drappée dans une couverture au moment où les secouristes la transportaient vers une ambulance dans la province de Kahramanmaras, selon les images de l’agence de presse turque Anadolu.
L’autre rescapée, âgée 55 ans et identifiée sous le nom de Masallah Cicek, a été extraite des débris d’un immeuble effondré à Diyarbakir, la plus grande ville du sud-est de la Turquie, a précisé l’agence.
Au total, 67 personnes ont été sorties vivantes des décombres au cours des dernières 24 heures, a déclaré dans la nuit à la presse le vice-président turc Fuat Oktay.
Environ 80.000 personnes sont actuellement hospitalisées, tandis que 1,05 million se sont réfugiées dans des abris temporaires, a-t-il ajouté.
« Notre principal objectif est de faire en sorte que ces personnes retrouvent une vie normale en leur fournissant un logement permanent dans un délai d’un an, et qu’elles se remettent de leur blessure le plus rapidement possible », a-t-il poursuivi.
De nombreuses personnes souffrent toutefois encore du manque de nourriture dans des conditions hivernales difficiles malgré l’envoi de quelque 31.000 secouristes dans la région dans le cadre des efforts de la communauté internationale.
PREMIER DÉPLACEMENT DU PRÉSIDENT SYRIEN
En Syrie, où le nombre de décès a dépassé les 3.500, le président Bachar Al Assad a effectué vendredi son premier déplacement dans les zones affectées par le séisme, en se rendant notamment dans un hôpital à Alep avec son épouse Asma, selon les médias d’État.
Toujours selon ces médias, le gouvernement syrien a approuvé l’acheminement de l’aide humanitaire au niveau des lignes de front, le pays étant en guerre civile depuis 12 ans, ce qui pourrait soulager des millions de personnes désespérées, ont ajouté les médias d’État.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), de son côté, a fait savoir qu’il était à court de stocks dans le nord-ouest de la Syrie tenu par les rebelles, la guerre dans cette région compliquant les opérations de secours.
Le séisme de magnitude 7,8 en Syrie et en Turquie, qui a été suivi par de nombreuses répliques, est considéré comme l’une des sept catastrophes naturelles les plus mortelles du siècle, devant le tsunami de 2011 au Japon et plus très loin des 31.000 personnes tuées par un tremblement de terre en Iran en 2003.
Un tremblement de terre de 7,8 dans le nord-ouest de la Turquie en 1999 avait fait plus de 17.000 morts.
(Avec la contribution d’Umit Bektas à Antakya, Orhan Coskun à Ankara, Ece Toksabay et Huseyin Hayatsever à Adana, Jonathan Spicer, Daren Butler, Yesim Dikmen et Ali Kucukgocmen à Istanbul; rédigé par Alistair Bell et Clarence Fernandez; version française Claude Chendjou)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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