Réunion des chefs de la diplomatie du G20, hors Etats-Unis, sur fond de tensions
par Tim Cocks
JOHANNESBOURG (Reuters) – Les ministres des Affaires étrangères des pays du G20 se sont réunis jeudi en Afrique du Sud sur fond de tensions au sujet de l’Ukraine et de différends commerciaux tandis que le secrétaire d’Etat américain a boudé l’événement en raison de dissensions avec le pays hôte.
Les pays du G20, qui représentent quelque 85% du produit intérieur brut (PIB) mondial et trois quarts du commerce international, ont fait preuve par le passé de désaccords mais les tensions géopolitiques se sont intensifiées depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
L’entente s’est encore plus délitée avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche il y a un mois, ce dernier appliquant des politiques offensives sur le plan commercial et en matière de diplomatie.
« Les tensions géopolitiques et l’intolérance grandissante, les conflits et la guerre (…) menacent une coexistence mondiale déjà fragile », a déclaré le président sud-africain Cyril Ramaphosa, à l’occasion de son discours inaugural.
L’Afrique du Sud assure la présidence tournante du groupe et le président Ramaphosa voulait profiter de cette première réunion du genre sur le sol africain pour aborder les inquiétudes des pays du Sud : une inégalité grandissante, une action inadéquate sur le changement climatique et un système financier qui favorise les investissements financiers au détriment des Etats souverains endettés.
« Ceux qui portent le plus la responsabilité du changement climatique, vous avez le devoir et la responsabilité de soutenir ceux qui sont le moins responsables », a lancé Cyril Ramaphosa, qui a également appelé à une « viabilité des dettes des pays à faible revenu ».
Les Etats-Unis ne participeront pas à la réunion qui se termine vendredi, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio ayant fait savoir plus tôt dans le mois son opposition à l’agenda des discussions et qualifiant de « très mauvais » le contenu du programme de « diversité, égalité et inclusion ».
Donald Trump a aussi coupé toute aide américaine à l’Afrique du Sud, conséquence d’une plainte déposée par Pretoria devant la Cour internationale de Justice accusant Israël, allié de Washington, de « génocide » dans la bande de Gaza.
Le président américain reproche également au pays de « confisquer des terres » avec sa politique foncière, également qualifiée par Elon Musk, d’origine sud-africaine, d' »ouvertement raciste » envers la minorité blanche.
La réunion se tient alors que Donald Trump a opéré un revirement majeur dans la politique de Washington à l’égard du conflit en Ukraine, renouant le contact avec Moscou alors que son prédécesseur Joe Biden avait décidé avec ses alliés de sanctions pour isoler la Russie et limiter sa force de frappe.
Les relations se sont d’ailleurs envenimées avec Volodimir Zelensky après que Donald Trump l’a qualifié de « dictateur sans élections ».
Lors de son discours, le président sud-africain a appelé le G20 à « continuer de soutenir les solutions diplomatiques aux confits ».
Cependant, l’absence des Etats-Unis représente une opportunité pour la Chine, deuxième puissance économique mondiale, d’étendre son influence en profitant des dissensions dans l’alliance transatlantique.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné lundi l’importance de relations « saines et stables » entre Pékin et l’Union européenne.
(Reportage Tim Cocks, avec Nellie Peyton et Tannur Anders à Johannesburg, version française Zhifan Liu, édité par Kate Entringer et Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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