Rétablissement des sanctions des Nations unies contre l’Iran
NATIONS UNIES (Reuters) -Les Nations Unies ont rétabli samedi un embargo sur les armes, entre autres sanctions, contre l’Iran, accusé de développer l’arme nucléaire, ce que nie Téhéran.
La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont déclenché le rétablissement de ces sanctions au Conseil de sécurité, accusant l’Iran d’avoir violé un accord de 2015 – passé à l’origine entre l’Iran, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Chine – visant à l’empêcher de développer l’arme atomique.
Les tentatives pour retarder cette échéance en marge du rassemblement annuel des dirigeants mondiaux à l’ONU cette semaine ont échoué, et les sanctions ont été rétablies à 00h00 GMT.
« Nous exhortons l’Iran et tous les États à respecter pleinement ces résolutions », écrivent les ministres des Affaires étrangères de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne dans un communiqué conjoint publié après l’expiration du délai.
Téhéran a menacé de riposter. Toutefois le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré vendredi que son pays n’avait aucune intention de quitter le Traité de non-prolifération. Samedi, l’Iran a annoncé le rappel de ses ambassadeurs en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne pour consultations.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a demandé dimanche au secrétaire général de l’ONU d’empêcher la mise en oeuvre des sanctions.
« Nous vous exhortons à empêcher toute tentative de réactivation des mécanismes de sanctions, y compris le Comité des sanctions et le Groupe d’experts », a-t-il écrit dans une lettre publiée sur X, ajoutant que Téhéran ne reconnaîtra aucune tentative de prorogation, réactivation ou application des sanctions onusiennes
La Russie a contesté le retour de ces sanctions.
« C’est illégal et cela ne peut pas être mis en œuvre », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, aux journalistes à l’ONU, ajoutant qu’il avait écrit au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres pour l’avertir que ce serait « une erreur majeure ».
Israël a salué pour sa part cette décision, parlant de « développement majeur ».
« L’objectif est clair : empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Le monde doit utiliser tous les moyens pour y parvenir », peut-on lire dans un message du ministère israélien des Affaires étrangères publié sur X.
Le site Internet du Conseil de sécurité de l’ONU a été rapidement mis à jour samedi soir pour mentionner le retour des sanctions.
LA DIPLOMATIE EST TOUJOURS UNE OPTION
Les puissances européennes avaient proposé de retarder de six mois le rétablissement des sanctions pour permettre la négociation d’un accord de long terme si l’Iran acceptait la présence d’inspecteurs de l’ONU, répondait aux préoccupations sur son stock d’uranium enrichi et s’engageait dans des pourparlers avec les États-Unis.
« Nos pays continueront de privilégier la voie diplomatique et les négociations. La réimposition des sanctions de l’ONU ne marque pas la fin de la diplomatie », précisent les ministres des Affaires étrangères britannique, français et allemand. « Nous exhortons l’Iran à s’abstenir de toute escalade et à se conformer à nouveau à ses obligations en matière de garanties juridiquement contraignantes. »
Le président américain Donald Trump estime que la diplomatie restait une option pour l’Iran et qu’un accord restait la meilleure solution pour le peuple iranien et le monde, rapporte le secrétaire d’État américain Marco Rubio dans un communiqué.
« Pour que cela se produise, l’Iran doit accepter des négociations directes, menées de bonne foi, sans blocage ni obscurcissement », écrit-il, soulignant qu’en attendant un nouvel accord, il est important que les pays mettent en œuvre des sanctions « immédiatement afin de faire pression sur les dirigeants iraniens pour qu’ils fassent ce qui est bon pour leur nation et le meilleur pour la sécurité du monde ».
L’économie iranienne est déjà aux prises avec les sanctions américaines réimposées depuis 2018, Trump ayant abandonné l’accord au cours de son premier mandat.
Le rial iranien a continué de baisser en raison des craintes de nouvelles sanctions. Il est tombé samedi à 1 123 000 rials pour un dollar américain, un nouveau plus bas historique, selon des sites de change comme Bon-bast.com.
Avec le retour des sanctions onusiennes, l’Iran sera à nouveau soumis à un embargo sur les armes et à une interdiction de toutes les activités d’enrichissement et de retraitement de l’uranium ainsi que de toute activité liée aux missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires, y compris les lancements.
D’autres sanctions sont réimposées, notamment une interdiction de voyager pour des dizaines d’Iraniens, un gel des avoirs de dizaines d’individus et entités, et une interdiction de fournir tout ce qui pourrait être utilisé dans le cadre programme nucléaire iranien.
Tous les pays sont autorisés à saisir et à éliminer tout article interdit par les sanctions de l’ONU et il sera interdit à l’Iran d’acquérir un intérêt dans toute activité commerciale dans un autre pays impliquant l’extraction d’uranium, la production ou l’utilisation de matières et de technologies nucléaires.
(Reportage de Michelle Nichols et Tom Balmforth ; version française Elizabeth Pineau)
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