Le Hezbollah promet à nouveau une « réponse forte » à l’assassinat de son chef militaire
BEYROUTH (Reuters) – La réponse du Hezbollah à l’assassinat de son chef militaire par Israël la semaine dernière dans la banlieue Sud de la capitale libanaise Beyrouth sera « forte et efficace », a prévenu mardi le chef du mouvement chiite armé, évoquant à nouveau l’éventualité d’une opération conjointe avec des groupes régionaux alliés.
Alors que le Hezbollah a lancé des salves de drones et de roquettes en direction du nord d’Israël plus tôt dans la journée, Hassan Nasrallah a déclaré que le groupe soutenu par l’Iran attendrait le moment propice pour répondre à l’assassinat de Fouad Chokr dans une frappe aérienne israélienne.
Il n’a donné aucun indice sur la réponse envisagée et le calendrier de celle-ci, se contentant de déclarer que le Hezbollah pourrait agir seul ou avec l’aide d’autres groupes de « l’axe de la résistance », qui inclut notamment les Houthis au Yémen et des milices en Irak et en Syrie.
Toutes les démarches internationales destinées à convaincre le Hezbollah de ne pas répondre à cette attaque sont « futiles », a-t-il dit lors d’une allocution télévisée organisée sept jours après l’assassinat de Fouad Chokr.
« Personne au Liban ou à l’étranger ne peut nous demander de considérer qu’il s’agit d’une attaque ordinaire », a déclaré Hassan Nasrallah. « La communauté internationale appelle le Hezbollah à la retenue mais laisse (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu tuer des femmes et enfants palestiniens sans le condamner. »
Des membres et des partisans du Hezbollah se sont réunis dans la banlieue Sud de Beyrouth, bastion du groupe chiite, pour assister au discours de Hassan Nasrallah.
Peu avant que le chef du Hezbollah ne prenne la parole, des avions de guerre israéliens ont survolé à basse altitude la capitale libanaise, franchissant à plusieurs reprises le mur du son et poussant des habitants à se précipiter à l’abri.
Aucun commentaire n’a été effectué par l’armée israélienne.
SEPT CIVILS ISRAÉLIENS BLESSÉS
L’assassinat de Fouad Chokr le 30 juillet a marqué une nouvelle escalade dans les tensions entre Israël et le Hezbollah, qui échangent des tirs depuis près de dix mois en marge de la guerre dans la bande de Gaza.
Ces tensions, à un niveau sans précédent depuis la guerre de 2006 entre Tsahal et le groupe libanais, font craindre un embrasement régional.
L’Iran a promis lui aussi une « réponse sévère » à l’assassinat mercredi à Téhéran du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qui était venu assister à la cérémonie d’investiture du nouveau président iranien Massoud Pezeshkian.
Téhéran et le Hamas imputent cet assassinat à Israël, qui ne l’a pas revendiqué mais a déclaré avoir infligé récemment de « lourds revers » à des milices alliées de l’Iran.
Plus tôt mardi, le Hezbollah a dit avoir lancé plusieurs drones contre deux sites militaires israéliens situés près de la ville d’Acre, dans le nord du pays, et avoir également attaqué un véhicule militaire israélien qui se trouvait à un endroit distinct.
Tsahal a fait savoir que des drones hostiles avaient été identifiés en provenance du Liban et que l’un d’eux a été intercepté.
Selon des médecins, sept personnes ont été hospitalisées au sud de la ville côtière de Nahariya. Une enquête préliminaire de l’armée israélienne a établi que des civils avaient été blessés par un missile intercepteur qui a « raté sa cible et touché le sol ».
Quatre combattants du Hezbollah ont été tués dans le même temps dans une frappe contre une maison à Mayfadoun, ville du Sud-Liban située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, selon des médecins et une source proche des services de sécurité libanais.
(Laila Bassam et Maya Gebeily à Beyrouth, avec Ari Rabinovitch, James Mackenzie et Emily Rose à Jerusalem; version française Blandine Hénault, Kate Entringer et Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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