Beyrouth: Lourds soupçons de négligence après l’explosion du port
Les premiers éléments de l’enquête sur l’explosion de mardi au port de Beyrouth mettent en cause des années d’inaction et de négligence malgré la présence sur le site de milliers de tonnes d’un produit chimique hautement explosif, a-t-on appris mercredi de source officielle proche des investigations.
Le Premier ministre et la présidence ont déclaré mardi que 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, un composant utilisé pour la fabrication d’engrais mais aussi d’engins explosifs, étaient stockés depuis six ans sur le port sans mesures de sécurité particulières.
« C’est de la négligence », a dit la source officielle à Reuters, ajoutant que les inquiétudes suscitées par le dossier avait été exprimées à plusieurs reprises devant différentes commissions et devant la justice sans que « rien ne soit fait » pour ordonner l’évacuation de ces matières extrêmement dangereuses.
Cette personne a précisé qu’un incendie s’était déclenché au hangar n°9 du port avant de s’étendre au hangar n°12, dans lequel était stocké le nitrate d’ammonium.
L’explosion de mardi a fait plus de 100 morts selon un bilan qui risque de s’alourdir encore, une grande partie de la ville ayant été touchée.
Le directeur général des Douanes libanaises, Badri Daher, a déclaré mercredi à la chaîne de télévision LBCI que ses services avaient averti à six reprises la justice des risques liés à la présence de nitrate d’ammonium dans le port.
« Nous avons demandé qu’il soit ré-exporté mais cela ne s’est pas fait. Nous laissons aux spécialistes et aux personnes concernées le soin de déterminer pourquoi », a-t-il ajouté.
Une autre source proche d’un salarié du port a déclaré qu’une équipe ayant inspecté le nitrate d’ammonium il y a six mois avait mis en garde contre le risque qu’il « fasse sauter la totalité de Beyrouth » s’il n’était pas déplacé.
Selon deux documents que Reuters a pu consulter, les Douanes ont demandé en 2016 et en 2017 à la justice de prier « l’agence maritime concernée » de ré-exporter ou d’approuver la vente du nitrate d’ammonium déchargé et stocké au hangar n°12, afin d’assurer la sécurité sur le port.
L’un des documents évoque des demandes similaires remontant à 2014 et 2015.
« Une enquête locale et internationale doit être menée sur l’accident, au vu de son ampleur et des circonstances dans lesquelles ces marchandises ont été acheminées jusqu’au port », a dit Ghassan Hasbani, ancien vice-Premier ministre et membre du parti des Forces libanaises.
Shiparrested.com, un réseau spécialisé dans les aspects juridiques du transport maritime, a rapporté en 2015 que le cargo Rhosus, sous pavillon moldave, avait fait escale à Beyrouth en septembre 2013 en raison de problèmes techniques alors qu’il devait relier la Géorgie au Mozambique avec 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium dans ses soutes.
Il précise que le bateau s’est vu interdire de repartir après une inspection et qu’il a été abandonné peu après par ses propriétaires, ce qui a déclenché une série de procédures judiciaires de leurs créanciers.
« En raison des risques liés au maintien du nitrate d’ammonium à bord du navire, les autorités portuaires ont déchargé la cargaison dans les entrepôts du port », ajoute-t-il.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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