Poutine se dit ouvert à des négociations de paix directes avec l’Ukraine
par Guy Faulconbridge et Pavel Polityuk
KYIV (Reuters) -Le président russe Vladimir Poutine, sous la pression des Etats-Unis qui réclament des progrès dans les discussions de paix, s’est dit ouvert lundi à négociations bilatérales avec l’Ukraine et à d’autres cessez-le-feu après la « trêve de Pâques », que Moscou et Kyiv se sont mutuellement accusés d’avoir violé.
De leur côté, les autorités américaines ont fait savoir qu’elles accueilleraient favorablement une prolongation de la trêve. Le président ukrainien Volodimir Zelensky a demandé dimanche à Moscou de cessez les frappes de drones et de missiles sur des cibles civiles pendant au moins 30 jours.
Si la Russie n’accepte pas, a ajouté le dirigeant ukrainien, ce sera la preuve qu’elle entend continuer de détruire des vies humaines et poursuivre la guerre, entrée en février dans sa quatrième année.
« Tout cela mérite d’être étudié attentivement, peut-être même au niveau bilatéral. Nous n’excluons pas cette possibilité », a déclaré Vladimir Poutine, interrogé sur le télévision d’Etat russe sur la demande de trêve de son homologue ukrainien.
Le président américain Donald Trump, qui a répété par le passé qu’il serait en mesure de mettre fin au conflit en seulement vingt-quatre heures, n’est pour l’heure pas parvenu à conclure un accord de cessez-le-feu avec les deux camps.
Il a toutefois adopté un ton optimiste, faisant part dimanche de son espoir que Kyiv et Moscou concluent un accord de paix « cette semaine ».
Vendredi, le locataire de la Maison blanche et le secrétaire d’État Marco Rubio ont menacé de mettre fin aux efforts de Washington pour parvenir à une paix entre la Russie et l’Ukraine s’ils ne constatent pas sous peu de signes évidents de progrès.
Le mois dernier, la Russie a rejeté une proposition de Donald Trump visant à instaurer un cessez-le-feu total de 30 jours, que l’Ukraine avait acceptée.
Washington a obtenu des deux pays un accord de trêve en mer Noire et pour les sites énergétiques, mais la Russie et l’Ukraine se sont d’emblée accusées réciproquement de ne pas la respecter.
Volodimir Zelenskiy a annoncé lundi en fin de journée l’envoi d’une délégation à Londres mercredi pour des négociations avec les pays occidentaux afin de trouver une solution à la guerre.
« Nous sommes prêts à avancer de la manière la plus constructive possible, comme nous l’avons fait auparavant, pour parvenir à un cessez-le-feu inconditionnel, suivi de l’établissement d’une paix réelle et durable », a écrit le président ukrainien sur le réseau social X.
ATTAQUES
La Russie a lancé lundi des attaques de drones et de missiles sur l’Ukraine, quelques heures après la fin d’un cessez-le-feu unilatéral décrété par le président russe Vladimir Poutine pour Pâques, que Moscou et Kyiv se sont mutuellement accusés d’avoir violé.
Aucun blessé ni dommage majeur n’a été signalé dans l’immédiat à la suite de ces attaques, ont déclaré des responsables régionaux ukrainiens sur les réseaux sociaux.
Peu après minuit, l’est de l’Ukraine a été placé en alerte aérienne suivi, à compter de 01h40 GMT et pour une heure, de la capitale Kyiv et des régions du centre du pays.
Aucune frappe n’a été signalée pour l’heure sur la capitale ukrainienne mais les autorités locales à Mykolaïv ont indiqué que la ville portuaire avait été touchée par des missiles russes. Aucun dégât n’a été signalé dans l’immédiat.
La région russe de Voronej, frontalière de l’Ukraine, a également été placée en alerte aérienne pendant deux heures dans la nuit, et les régions frontalières de Koursk et certaines parties de Belgorod ont également été brièvement menacées par des missiles, ont indiqué des responsables régionaux.
(Pavel Polityuk à Kyiv et Lydia Kelly à Melbourne; version française Jean Terzian et Blandine Hénault)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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