Poursuite des bombardements sur l’usine Azovstal de Marioupol, dit un responsable local
(Reuters) – Les forces russes continuent de bombarder sans relâche l’aciérie d’Azovstal, dernier bastion tenu par les forces ukrainiennes à Marioupol où sont également réfugiés des centaines de civils, a fait savoir mercredi un responsable local.
Selon Petro Andriouchtchenko, collaborateur du maire de Marioupol, les frappes aériennes sur ce vaste complexe industriel n’ont connu aucun répit, même si le président russe Vladimir Poutine s’est prononcé jeudi dernier en faveur d’un siège plutôt que d’un assaut.
« Les attaques aériennes sur Azovstal ne se calment pas. Aucun cessez-le-feu, mais des tentatives d’assaut, encore et encore. Et ce, malgré les annonces » de Vladimir Poutine, a-t-il expliqué dans un message sur Telegram.
« Dans le même temps, les combats de rue continuent dans le secteur des (bureaux) de la direction de l’usine d’Azovstal ».
Selon les responsables locaux, la plus grande partie de la Marioupol a été détruite par les bombardements russes qui ont ciblé cette ville portuaire du sud-est de l’Ukraine depuis le début de son siège, entamé dès les premiers jours de l’offensive militaire russe lancée le 24 février.
Sur les 400.000 habitants que comptait la ville avant le début de la guerre, environ 100.000 s’y trouveraient encore, d’après les estimations des autorités ukrainiennes, qui évoquent une situation humanitaire catastrophique.
Petro Andriouchtchenko a fait savoir qu’aucun accord sur l’évacuation de civils de Marioupol n’avait pu être conclu pour la journée de mercredi.
De nombreuses tentatives en ce sens ont avorté au cours des deux derniers mois, Russes et Ukrainiens se rejetant mutuellement la responsabilité de l’échec des discussions sur la mise en place de couloirs d’évacuations sécurisés pour les civils de Marioupol.
Depuis le début de ce qu’elle décrit comme une « opération militaire spéciale », la Russie dément régulièrement cibler des civils.
La Russie a annoncé lundi projeter d’ouvrir un couloir sécurisé permettant l’évacuation des civils réfugiés dans l’usine d’Azovstal, qui dispose d’un important réseau souterrain, mais les autorités de Kyiv ont démenti tout accord à ce sujet.
(Reportage Natalia Zinets et Max Hunder ; version française Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)
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