Plus d’une centaine d’organisations dénoncent la « famine de masse » à Gaza
par Daphne Psaledakis
(Reuters) – Plus d’une centaine d’organisations humanitaires et de défense des droits humains appellent la communauté internationale à agir contre la « famine de masse » qui s’étend dans la bande de Gaza, mercredi, en exigeant un cessez-le-feu immédiat et permanent et la levée de toutes les restrictions à l’acheminement de l’aide humanitaire.
Dans leur déclaration, 111 ONG, parmi lesquelles Médecins sans frontières (MSF), Médecins du monde, Amnesty International ou encore Caritas dénoncent le fait que des tonnes de produits alimentaires, d’eau potable et de médicaments sont bloqués par Israël à l’extérieur de Gaza alors que la population civile, déjà soumise à d’intenses bombardements, meure de faim et de soif.
« Alors qu’une famine de masse se propage dans la bande de Gaza, nos collègues et les personnes que nous aidons dépérissent », déplorent les ONG internationales, qui soulignent que les réserves sont épuisées et que leurs propres employés sont désormais en danger de mort.
Fustigeant le blocus total de l’enclave palestinienne et les multiples entraves à l’accès à l’aide humanitaire, les 111 organisations accusent le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu d’avoir délibérément provoqué « le chaos, la famine et la mort ».
Elles appellent la communauté internationale à exiger la levée de toutes les restrictions, l’ouverture de tous les points de passage terrestres, la fin du système de distribution d’aide alimentaire contrôlé par l’armée israélienne – qui a coûté la vie à plus d’un millier de civils depuis deux mois, selon les Nations unies – et la reprise d’une distribution d’aide conforme aux principes du droit humanitaire et sous la supervision des agences de l’Onu.
« Les États doivent prendre des mesures concrètes pour mettre fin au siège, comme l’arrêt des transferts d’armes et de munitions », estiment les ONG.
Israël, qui contrôle tous les accès à la bande de Gaza, nie être responsable des pénuries de nourriture.
Le gouvernement israélien a mis en place un système de distribution d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (FHG), avec le soutien des États-Unis, dont l’action et le manque d’impartialité sont vivement critiquées par l’Onu et les ONG. L’armée israélienne a régulièrement ouvert le feu sur les Palestiniens venus de chercher des produits de première nécessité, provoquant des centaines de morts.
Plus de 60.000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, présentée comme une réponse aux attaques du Hamas qui ont fait 1.200 morts en Israël le 7 octobre 2023.
Aux victimes des bombardements et des tirs de l’armée israélienne s’ajoutent désormais celles de la famine, selon les services de santé de l’enclave et les ONG internationales.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a déclaré mardi à Reuters que ses stocks d’aide étaient complètement épuisés à Gaza et que certains membres de son personnel étaient désormais affamés, accusant Israël de paralyser son travail.
(Rédigé par Daphne Psaledakis; version française Tangi Salaün, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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