Nucléaire: Réunion Iran-E3 de dernière minute pour tenter d’éviter le ‘snapback’, disent des sources
par Parisa Hafezi et John Irish
NATIONS UNIES (Reuters) – L’Iran et les puissances européennes sont engagées dans des discussions de dernière minute pour éviter le rétablissement des sanctions des Nations unies contre Téhéran, ont déclaré lundi à Reuters deux représentants iraniens de haut rang et deux diplomates occidentaux, prévenant toutefois que l’espoir d’une issue positive était mince.
D’après ces sources, le ministre iranien des Affaires étrangères va rencontrer mardi, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu, ses homologues européens du groupe de l’E3 – France, Grande-Bretagne, Allemagne – pour discuter du processus de ‘snapback’ entrepris par ces derniers en raison des avancées du programme nucléaire de l’Iran.
Les trois pays, parties prenantes de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien abandonné ensuite par le président américain Donald Trump durant son premier mandat et dont Téhéran s’est alors affranchi, ont lancé le 28 août un processus de 30 jours destiné à rétablir les sanctions onusiennes contre l’Iran pour manquements à l’accord – le mécanisme dit de ‘snapback’.
Téhéran répète de longue date que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques.
Un haut représentant iranien a déclaré lundi que l’Iran était en contact depuis plusieurs heures aux Nations unies avec des représentants européens et avec le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.
« Différentes idées sont soulevées et discutées », a-t-il dit, ajoutant que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, rencontrerait mardi ses homologues de l’E3 ainsi que la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, « pour poursuivre les discussions ».
Selon un autre représentant iranien de haut rang, « tout le monde semble tenter » de sortir de l’impasse.
La tenue de la réunion de mardi a été confirmée par deux diplomates européens.
S’exprimant lundi à la télévision publique iranienne, Abbas Araqchi a appelé les puissances européennes à choisir entre « la coopération ou la confrontation ». « J’espère que nous pourrons trouver une solution diplomatique dans les prochains jours », a-t-il poursuivi. « Sinon Téhéran prendra les mesures appropriées ».
Les Européens ont proposé par le passé de repousser – pour une durée pouvant aller jusqu’à six mois – le rétablissement des sanctions contre l’Iran afin de permettre de négocier un nouvel accord, à condition que Téhéran autorise de nouveau aux inspecteurs de l’Onu d’accéder à ses sites nucléaires, réponde aux préoccupations sur ses stocks d’uranium enrichi et renoue le dialogue avec les Etats-Unis.
Jusqu’à présent, en dépit de la menace de sanctions, le pouvoir iranien n’a pas souscrit aux conditions fixées par le groupe E3, ont déclaré deux diplomates européens distincts.
L’un d’entre eux a décrit comme minces les chances de parvenir à une entente avec Téhéran.
Dans la foulée des puissants bombardements menés en juin contre l’Iran par Israël et les Etats-Unis, qui ont notamment ciblé des sites nucléaires souterrains, le Parlement iranien a adopté une loi suspendant la coopération de Téhéran avec l’AIEA.
Un accord a par la suite été trouvé, le 9 septembre, entre les autorités iraniennes et l’agence onusienne pour que reprennent les inspections sur les sites nucléaires iraniens.
(Parisa Hafezi et John Irish, avec la contribution de Michelle Nichols; version française Jean Terzian)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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