Nouvelle assemblée générale de l’Onu dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées
par Michelle Nichols
NATIONS UNIES (Reuters) – Les dirigeants mondiaux se réuniront la semaine prochaine à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations unies, dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées qui poussent les grandes puissances mondiales à tenter de s’attirer les faveurs des nations émergentes.
Le président ukrainien, Volodimir Zelensky, assistera en personne à la réunion, alors que la guerre en Ukraine devrait encore dominer les discussions cette année.
Une attention particulière devrait également être portée aux pays émergents, alors que les pays occidentaux tentent d’obtenir leur soutien afin d’isoler la Russie.
De nombreuses réunions de haut niveau porteront sur les priorités des pays en voie de développement en Afrique, en Amérique latine et en Asie.
« Cette année, les pays émergents ont dicté le programme », a déclaré Richard Gowan, directeur Onu du cercle de réflexion International crisis group.
« Les pays non-occidentaux ont su avantageusement utiliser ce moment », a-t-il dit. « Je pense qu’ils ont tiré avantage du fait que les Etats-Unis d’un côté et la Russie de l’autre cherchent à s’assurer leur soutien. »
DES MILLIARDS POUR LES INFRASTRUCTURES
La guerre en Ukraine n’est toutefois pas la seule raison de l’intérêt pour les pays émergents.
La Chine a accordé au cours des dix dernières années des centaines de milliards de dollars de prêts dédiés à la construction des infrastructures nécessaires aux « Nouvelles Routes de la soie », le vaste réseau de partenariats économiques noués par Pékin à travers le monde.
Les Etats-Unis et leurs alliés ont récemment tenté de parer à l’influence croissante de la Chine en promettant des aides en matière de développement et de climat.
L’ambassadrice américaine à l’Onu, Linda Thomas-Greenfield, a estimé que l’Assemblée générale des Nations unies représentait une chance pour les petits pays de « présenter leurs priorités » et qu’elle ne considérait pas la réunion comme « une compétition entre grandes puissances ».
Son homologue chinois, Zhang Jun, a déclaré à Reuters que Pékin n’avait « aucune intention de rivaliser avec quiconque » et que la Chine « (souhaitait) faire plus pour les pays en développement ».
L’ambassadeur de la Russie à l’Onu, Vassily Nebenzia, a indiqué à Reuters que Moscou ne « cherchait à ensorceler personne ».
« Nous ne conditionnerons jamais notre amitié (en demandant à qui que ce soit) de rentrer dans le rang et de faire ce que nous voulons, contrairement à certains de nos collègues », a-t-il dit.
ZELENSKY AU CONSEIL DE SÉCURITÉ
Volodimir Zelensky prendra la parole mardi lors de l’Assemblée générale et s’exprimera le lendemain devant le Conseil de sécurité de l’Onu, où siège le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Les diplomates occidentaux souhaitent par ailleurs montrer que la guerre en Ukraine ne les empêche pas de se concentrer sur d’autres crises.
Un haut diplomate européen a toutefois prévenu que les tensions géopolitiques pourraient pousser davantage de pays émergents à rejoindre le club des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde et Afrique du Sud).
Le groupe a invité le mois dernier six pays – l’Argentine, l’Egypte, l’Iran, l’Ethiopie, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis – à le rejoindre.
Selon un diplomate africain, les Nations unies n’arrivent pas à « montrer aux jeunes Africains que leur impatience sur le front de l’emploi peut être résolue par la démocratie et non par les soldats ».
« Si personne n’est à leur côté, alors les BRICS – et ce qu’ils proposent – seront attrayants », a-t-il estimé.
(Reportage Michelle Nichols; version française Camille Raynaud)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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