Nouveaux combats entre Arménie et Azerbaïdjan, Moscou et Ankara vont discuter de la situation
TBILISSI/ ANKARA (Reuters) – De nouveaux combats ont éclaté mercredi matin entre forces azerbaïdjanaises et arméniennes, tandis que le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine devraient discuter de la situation lors de leur rencontre cette semaine.
Au lendemain des plus violents affrontements depuis la guerre de l’automne 2020 entre les deux républiques du Caucase, un haut responsable turc a déclaré que les présidents russe et turc allaient discuter de la situation, lors de leur rencontre à Samarkand vendredi.
« La Turquie a commencé à établir des contacts pour surmonter le problème entre les deux pays. Il faut y mettre fin avant qu’il ne se développe davantage » a déclaré le responsable, requérant l’anonymat.
La responsabilité des deux nations dans l’apaisement du conflit est « évidente », estime-t-il, alors que Moscou dispose de troupes de maintien de la paix dans la zone de conflit et qu’Ankara soutient l’Azerbaïdjan.
« La Turquie continuera à soutenir l’Azerbaïdjan dans tous les sens du terme », a néanmoins ajouté le responsable.
Alors que plusieurs dirigeants internationaux font appel au calme et à la diplomatie, Bakou et Erevan se sont mutuellement renvoyé la responsabilité de cette escalade le long de leur frontière.
« Nos positions sont périodiquement la cible de tirs en ce moment », a déclaré pour sa part mercredi le ministère azerbaïdjanais de la Défense. « Nos unités prennent les mesures de riposte nécessaires. »
L’Azerbaïdjan a « établi son contrôle » sur certaines parties du territoire arménien à la suite de la dernière confrontation militaire, a déclaré le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, lors d’un discours prononcé devant le parlement, et cité par l’agence de presse TASS.
Le responsable arménien a néanmoins résisté aux appels en faveur de l’introduction de la loi martiale en Arménie – comme établi lors la précédente guerre dans la région contestée du Haut-Karabakh – en déclarant qu’il ne pensait pas encore que cela soit nécessaire.
Selon le Premier ministre arménien, cité par l’agence Interfax, 105 militaires arméniens ont trouvé la mort au cours des deux derniers jours. L’Azerbaïdjan a quant à lui fait état de 50 morts parmi son personnel militaire au premier jour des combats.
La Russie, les États-Unis, la France et l’Union européenne ont appelé à la retenue et à l’intensification des efforts diplomatiques pour mettre fin aux combats.
Le représentant spécial de l’UE, Toivo Klaar, devait arriver mercredi dans le Caucase du Sud pour faciliter le dialogue entre Bakou et Erevan.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a appelé mardi Moscou à utiliser son influence dans la région pour « calmer les esprits » et éviter de « remuer le couteau dans la plaie ».
Une guerre de 44 jours a opposé les deux pays à l’automne 2020 autour de l’enclave du Haut-Karabakh, reconnue par la communauté internationale comme partie intégrante de l’Azerbaïdjan et peuplée majoritairement d’Arméniens.
Un accord de cessez-le-feu conclu avec une médiation de la Russie a mis fin au conflit en novembre 2020, avec le déploiement par Moscou d’une force de maintien de la paix d’environ 2.000 hommes.
(Reportage Nailia Bagirova à Bakou, Gabrielle Tétrault-Farber à Tbilissi, Lidia Kelly à Melbourne et Orhan Coskun, rédigé par Daren Butler, version française Bertrand Boucey et Alizée Degorce, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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