Nigeria: Le nouveau président Tinubu promet une croissance économique de 6% par an
ABUJA (Reuters) – Le nouveau président du Nigeria, Bola Tinubu, s’est engagé, lors de sa prestation de serment lundi, à parvenir à une croissance économique du pays d’au moins 6% par an, à lever les obstacles à l’investissement, à créer des emplois et à unifier le taux de change, tout en s’attaquant à l’insécurité grandissante.
L’ancien gouverneur de l’Etat de Lagos prend la tête d’un pays en difficulté économique et lourdement endetté où la population souffre pêle-mêle de pénuries de devises et de carburant, d’une monnaie affaiblie, de sous-investissement, d’une inflation élevée depuis près de deux vingt ans, de coupures d’électricité et d’une baisse de la production de pétrole sur fond de vol.
« En ce qui concerne l’économie, nous visons une croissance plus élevée du PIB et une réduction significative du chômage », a-t-il déclaré, ajoutant que ces objectifs seraient atteints grâce à une réforme budgétaire, à une augmentation de la production d’électricité et à une amélioration de la sécurité alimentaire.
« J’ai un message pour nos investisseurs, locaux et étrangers: notre gouvernement examinera toutes les plaintes formulées au sujet de la fiscalité multiple et des divers obstacles à l’investissement », a-t-il ajouté.
Bola Tinubu a prêté serment lors d’une cérémonie en plein air sur la place de l’Aigle, dans la capitale nigériane, avant de se rendre dans l’Etat de Katsina, dans le nord du pays, où se situe sa résidence de campagne.
Le nouveau président nigérian s’est également engagé à mettre fin aux subventions accordées sur le carburant, une mesure populaire mais jugée coûteuse. Il a également promis un « grand ménage » de la politique monétaire, estimant que la banque centrale devrait oeuvrer en faveur d’un taux de change unifié, qui permettrait de faire converger les flux financiers vers des « investissements significatifs dans les usines, les équipements et les emplois qui alimentent l’économie réelle ».
Bola Tinubu hérite par ailleurs d’un pays divisé après sa victoire contestée, ce qu’il rejette, ses principaux rivaux le considérant comme un membre de la vieille garde.
« Je remercie mes partisans. À ceux qui ont voté différemment, je tends la main au-delà des clivages politiques. Je vous demande de la saisir dans un esprit d’affinité et de fraternité nationales », a-t-il déclaré.
Les élections de février ont galvanisé les jeunes électeurs qui espéraient une rupture avec les deux partis ayant dominé la politique nigériane depuis la fin du régime militaire en 1999.
Mais ces élections, considérées alors par les autorités les plus libres et les plus justes, se sont soldées par une frustration pour de nombreux électeurs.
Bola Tinubu a assuré qu’il s’attaquerait à la violence généralisée dans le pays en réformant les services de sécurité, en augmentant les effectifs des forces de l’ordre, leur formation, leurs équipements et leurs salaires.
(Reportage Felix Onuah à Abuja et MacDonald Dzirutwe à Lagos; avec Chijioke Ohuocha à Abuja; version française Claude Chendjou)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


