L’Ukraine va se retirer de la convention interdisant les mines antipersonnel
KYIV (Reuters) -Le président ukrainien Volodimir Zelensky a annoncé dimanche avoir signé un décret prévoyant le retrait de l’Ukraine de la Convention d’Ottawa interdisant la production et l’utilisation de mines antipersonnel, étape selon lui nécessaire au regard des tactiques russes dans la guerre déclenchée par Moscou début 2022.
Kyiv a ratifié la Convention d’Ottawa en 2005 et le Parlement ukrainien devra approuver le retrait du traité avant que celui-ci ne prenne effet.
D’autres pays, notamment la Finlande, la Pologne et les trois anciens États baltes soviétiques – Estonie, Lettonie et Lituanie – se sont retirés de la convention ou ont indiqué qu’ils le feraient.
La Russie n’a jamais été partie à cette convention et « utilise des mines antipersonnel avec le plus grand cynisme » et des armes telles que des missiles balistiques, a déclaré Volodimir Zelensky.
« C’est la marque de fabrique des tueurs russes. Détruire des vies par tous les moyens à leur disposition (…). Nous voyons comment nos voisins européens réagissent à cette menace », a-t-il dit lors de son allocution vidéo nocturne.
« Nous connaissons également la complexité de la procédure de retrait lorsqu’elle est menée en temps de guerre. Nous franchissons cette étape politique et envoyons un signal à nos partenaires politiques sur ce que doivent être les priorités. Cela concerne tous les pays limitrophes de la Russie. »
Les mines antipersonnel, a également déclaré Volodimir Zelensky, sont « souvent un outil de défense pour lequel il n’existe aucun substitut ».
La Russie a largement eu recours aux mines antipersonnel dans les régions d’Ukraine où ses troupes sont intervenues. L’Ukraine considère les opérations de déminage comme un élément clé de son rétablissement après-guerre.
LE PROJET DEVRA ÊTRE APPROUVÉ PAR LE PARLEMENT
Le décret publié sur le site internet de Volodimir Zelensky appelle à soutenir une proposition du ministère ukrainien des Affaires étrangères visant à « retirer l’Ukraine de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction du 18 septembre 1997 ».
« Il s’agit d’une mesure que la réalité de la guerre exige depuis longtemps. La Russie n’est pas partie à cette Convention et utilise massivement des mines contre nos militaires et nos civils », a déclaré Roman Kostenko, secrétaire de la commission de la sécurité nationale, de la défense et du renseignement du Parlement ukrainien, sur sa page Facebook.
« Nous ne pouvons pas être prisonniers d’un environnement dans lequel l’ennemi n’a aucune restriction », a-t-il ajouté, ajoutant que le recours aux mines antipersonnel permettra à l’Ukraine de mieux défendre son territoire alors que les offensives russes se sont multipliées ces derniers mois dans l’est et le nord du pays.
Roman Kostenko n’a pas précisé quand le texte serait soumis au vote du Parlement.
(Rédigé par Pavel Polityuk; version française Tangi Salaün et Benjamin Mallet)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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