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L’Ukraine va intensifier ses frappes sur les raffineries russes

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(Répétition pour ajouter un mot omis au paragraphe deux)

par Daniel Flynn et Olena Harmash

KYIV, 3 octobre (Reuters) – L’Ukraine va intensifier ses attaques contre les raffineries russes en réponse à la nouvelle stratégie de frappes aériennes menée par Moscou visant à forcer la population à quitter Kyiv et d’autres villes, sans pour autant prendre pour cible les civils, a déclaré le président ukrainien Volodimir Zelensky.

Les services de renseignement ukrainiens ont obtenu des documents montrant que le président russe Vladimir Poutine a défini une « nouvelle doctrine » prévoyant des attaques militaires contre un éventail beaucoup plus large de cibles civiles à l’approche de l’hiver, a déclaré Volodimir Zelensky.

« Nous avons vu ces documents et nous savons qu’ils leur permettent d’attaquer les infrastructures (…) la ​logistique (…) les routes, les écoles, les hôpitaux, ‌afin de faire pression sur la population pour qu’elle quitte la capitale et d’autres villes », a-t-il ajouté.

D’après la président ​ukrainien, ce changement de doctrine s’explique par la volonté ⁠de Vladimir Poutine de faire une démonstration de force à un moment où son armée perd du terrain sur le front et subit des pertes de ‌plus en plus importantes.

Le Kremlin n’était pas disponible samedi ‌pour commenter ces informations.

Mais le ministère des Affaires étrangères russe a déclaré plus tôt dans la journée que la Russie continuerait à mener des frappes sur Kyiv et d’autres villes ukrainiennes, exhortant les ressortissants étrangers et les diplomates à quitter la capitale ukrainienne.

Les deux parties nient prendre délibérément pour cible des civils.

CONTRE-OFFENSIVE DANS LE DONBASS

Selon Volodimir Zelensky, une contre-offensive ukrainienne en cours, baptisée « Vivaldi », a permis de reprendre environ 140 kilomètres carrés ​dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, dont la Russie veut prendre le contrôle intégral.

Ces dernières semaines, l’administration du président américain Donald Trump s’est efforcée de relancer les négociations visant à mettre fin à ce conflit – déclenchée par l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022 – le plus sanglant que l’Europe ait connu depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Fin septembre, Volodimir Zelensky s’est entretenu avec Donald Trump en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où ils ont discuté des moyens de mettre fin à la guerre entre l’Ukraine et la Russie.

Le 13 septembre, Donald Trump a appelé Volodimir Zelensky à cesser de prendre pour cible les raffineries russes produisant du diesel, liant implicitement la flambée des prix de ⁠ce carburant aux États-Unis à la guerre en Ukraine plutôt qu’au conflit au Moyen-Orient qu’il a déclenché.

D’après le président ukrainien, rien d’indique Vladimir Poutine est intéressé par des pourparlers de paix ou par un cessez-le-feu concernant les infrastructures énergétiques.

Depuis ⁠quelques mois, la Russie a imposé à plusieurs reprises des restrictions sur les exportations d’essence, de kérosène et de gazole afin de freiner la hausse des prix des carburants et de remédier aux pénuries provoquées par les attaques de drones ukrainiens contre des raffineries.

Mercredi, la Russie a une nouvelle fois pris pour cible le réseau énergétique ukrainien, visant notamment la capitale Kyiv et sa région, faisant sept morts, dont un enfant.

Et vendredi, une attaque aérienne russe a fait un mort à Kyiv et a conduit à la fermeture dans la matinée de deux ponts sur le Dniepr, fleuve traversant la capitale ukrainienne.

« Nous devons riposter par tous les moyens (à notre disposition). Face à leurs attaques contre notre secteur énergétique, nous ⁠devons riposter en ‌ciblant leur secteur énergétique. En premier lieu, les raffineries de pétrole : ce sont elles qui leur fournissent les fonds nécessaires à cette guerre », a déclaré Volodimir Zelensky, s’exprimant en ⁠anglais.

« Mais nous ne riposterons pas, bien sûr, à l’instar de ce qu’ils font, en visant des cibles civiles », a-t-il ajouté.

PAS DE NORMALISATION AVANT UNE PERSPECTIVE DE PAIX

Le ​président ukrainien a exhorté Washington à ​ne pas normaliser ses relations avec la Russie avant de s’être assuré d’un retour à la paix, réagissant ainsi à l’invitation adressée par Donald Trump à Vladimir Poutine de participer à un sommet du G20 prévu en décembre à ​Miami.

La décision de Washington d’autoriser Moscou à prendre part début septembre une réunion des pays du G20 tout en interdisant à des journalistes d’y accéder avait déjà irrité certains ministres des Finances de cette instance.

Volodomir Zelensky a déclaré qu’il était prêt à rencontrer Vladimir Poutine pour des pourparlers de paix lors du G20, ‌mais il a souligné qu’il ne fallait pas se ​contenter d’une « normalisation » des rapports avec la Russie.

Les responsables ukrainiens notent que la Russie a stocké des centaines de missiles balistiques en prévision d’une offensive hivernale attendue contre les infrastructures électriques et hydrauliques.

L’hiver dernier, qui a été le plus dur ​de la guerre, les frappes russes ont privé de vastes régions du pays d’électricité et de chauffage pendant plusieurs jours d’affilée.

Depuis l’été, Moscou a également commencé à lancer chaque jour des dizaines de drones Shahed à réaction, rapides et relativement bon marché, en direction de l’Ukraine, mettant à rude épreuve les défenses anti-aériennes de l’Ukraine.

Volodomir Zelensky a précisé que l’Ukraine a eu massivement recours à ses avions de chasse – des F-16 et des MiG – pour abattre environ 60% des drones russes à réaction, tout en ajoutant que les stocks de munitions de 20 mm équipant ces chasseurs s’épuisent.

Kyiv travaille d’arrache-pied à la mise au point d’autres solutions – notamment le renforcement de ses capacités de brouillage, a-t-il précisé.

La semaine dernière, Volodmir Zelensky a déclaré que l’Ukraine développait cinq modèles de nouveaux drones intercepteurs capables d’abattre les ⁠Shahed à réaction.

« Nous devrons passer à l’échelle supérieure. J’espère qu’avec tous ces éléments, nous trouverons une solution », a-t-il dit.

L’Ukraine a annoncé cette semaine la première utilisation au combat de son propre missile balistique de fabrication nationale, le FP-7, qui dispose d’une portée d’environ 250 kilomètres.

Volodomir Zelensky a dit avoir appelé le fabricant de ce missile, Fire Point, pour exhorter ses dirigeants à achever rapidement un modèle ​à plus longue portée, le FP-9, qui, selon l’entreprise, pourrait atteindre Moscou.

« Je leur ai dit : ‘Où est mon FP-9 ?’. Nous avons besoin du FP-9. Et ​le FP-9 sera (prêt) cet automne, j’en suis sûr », a-t-il dit.

(Version française Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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