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L’Ukraine porte la guerre à Moscou, qui promet de se venger

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MOSCOU, 18 juin (Reuters) – L’explosion a été si puissante que le couvercle de la citerne de pétrole a volé dans le ciel de Moscou comme un frisbee.

Pour la deuxième fois en trois jours, des drones ukrainiens ont échappé aux défenses antiaériennes russes et réussi à frapper une importante raffinerie au sud-est de Moscou, provoquant un violent incendie.

Selon le ministère de la Défense russe, 555 drones ukrainiens ont été abattus jeudi à travers le pays. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a précisé que 180 d’entre eux l’avaient été autour de la capitale.

« Plusieurs drones ont réussi ​à atteindre la raffinerie de ‌pétrole de Moscou », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un centre commercial avait également subi des dégâts mineurs.

L’Ukraine a ​multiplié les frappes en territoire russe ces ⁠derniers mois, visant particulièrement les raffineries et les dépôts de pétrole qui alimentent la machine de guerre russe.

Mais la raffinerie ciblée ‌à deux reprises cette semaine, située dans ‌le périmètre de la capitale russe, à seulement une quinzaine de kilomètres du Kremlin, envoie un signal fort aux Moscovites pour lesquels la guerre en Ukraine est longtemps restée un évènement lointain et invisible.

« L’une des questions les plus fréquemment posées par les Moscovites ce matin est : ‘Que se passe-t-il ?’ Je peux y répondre. Votre pays a déclenché une guerre ​d’agression contre le nôtre. Depuis des années, il tue notre peuple. Maintenant que vous savez ce qui se passe, demandez à Vladimir Poutine quand il compte y mettre fin », écrit le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, sur le réseau social X.

Après l’humiliation des attaques de drones couronnées de succès contre une raffinerie et une base navale à Saint-Pétersbourg en plein forum économique présidé par Vladimir Poutine, ces nouvelles frappes sont aux yeux de Kyiv le signe d’un changement de rapport de forces, un message martelé par le président Volodimir Zelensky lors du sommet du G7 en début de semaine en ⁠France.

PÉNURIE D’ESSENCE

Un conseiller du Kremlin a une nouvelle fois nié jeudi que le vent soit en train de tourner, plus de quatre ans après le début de ce que Moscou présente ⁠toujours comme une « opération militaire spéciale » en Ukraine, mais il devient difficile pour les autorités russes de passer sous silence le renforcement des capacités de frappes en profondeur de Kyiv, aussi bien avec des drones qu’avec des missiles.

L’attaque menée jeudi contre la capitale russe a provoqué de fortes perturbations. Le trafic aérien a été suspendu dans les aéroports de Moscou, celui de Cheremetievo, le plus fréquenté, a été évacué, et la circulation a été coupée sur le périphérique passant aux abords de la raffinerie en feu.

Dans les groupes de discussions en ligne, de nombreux Moscovites se ⁠plaignent de ‌l’absence de système d’alerte, aucune sirène ne s’étant déclenchée à l’approche des drones ukrainiens, tandis que des habitants ont déclaré à une chaîne d’information ⁠locale qu’il pleuvait des gouttes de pétrole sur les voitures et les fenêtres des habitations aux abords de la raffinerie.

Signe de ​l’efficacité de la campagne de ​frappes ukrainiennes visant les infrastructures pétrolières, des pénuries d’essence sont signalées depuis des semaines dans plusieurs régions du pays. L’un des principaux distributeurs a augmenté le prix de son carburant premium de ​19% la semaine passée, ce qui lui a valu une demande d’explication des autorités.

Selon des sources industrielles, la Russie, troisième producteur de pétrole au monde et en temps normal important exportateur de brut et de produits raffinés, devrait ce mois-ci importer du ‌pétrole par voie maritime.

GUERRE PSYCHOLOGIQUE

Pour Kyiv, l’attaque contre ​la raffinerie de Moscou a aussi une dimension symbolique et psychologique, les vidéos de l’incendie s’étant rapidement propagées sur les réseaux sociaux, souvent accompagnées de commentaires moqueurs.

Les dirigeants russes ne s’y ​sont pas trompés. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré jeudi qu’en représailles, la Russie mènerait « de manière régulière des frappes coordonnées massives » contre l’Ukraine – ce qu’elle fait en réalité depuis des mois.

Volodimir Zelensky a d’ailleurs présenté les dernières frappes ukrainiennes comme une « juste réponse aux frappes russes sur nos villes et nos communautés ».

Moscou a de nouveau bombardé Kyiv dans la nuit de mercredi à jeudi, trois jours après des attaques qui ont fait au moins 10 morts en Ukraine et provoqué dans la capitale un incendie au sein de la laure de Petchersk, monastère orthodoxe classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Volodimir Zelensky, qui participait à Bruxelles à une ⁠réunion des ministres de la Défense de pays de l’Otan, a déclaré que « Moscou brûlera » si les attaques russes se poursuivent.

« Nous ne voulons pas de cette guerre, nous ne l’avons jamais voulue, et tout le monde le sait, y compris nos partenaires », a-t-il dit dans un message vocal envoyé aux journalistes via un ​groupe WhatsApp.

« Mais si l’Ukraine brûle, (…) Moscou brûlera aussi », a ajouté le président ukrainien.

(Reportage de Reuters, rédigé par Mark ​Trevelyan ; version française Camille Raynaud, Benoit Van Overstraeten et Tangi Salaün)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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