L’Iran reste attaché au Traité de non-prolifération nucléaire, assure Araqchi
DUBAI (Reuters) – L’Iran entend continuer à respecter le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et son accord de garanties, a déclaré jeudi son ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi au lendemain de la suspension par Téhéran de sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
« Notre coopération avec l’AIEA transitera par le Conseil suprême de sécurité nationale pour des raisons évidentes de sûreté et de sécurité », a ajouté le chef de la diplomatie iranienne sur X, répondant ainsi à l’Allemagne qui l’avait exhorté un peu plus tôt à revenir sur cette suspension.
Au passage, Abbas Araqchi a dénoncé le « soutien explicite » de Berlin « à l’attaque illégale d’Israël contre l’Iran et ses sites nucléaires protégés ».
L’Iran accuse l’AIEA de s’être rangée au côté des pays occidentaux et d’avoir fourni à Israël un prétexte pour lancer ses frappes contre les installations nucléaires iraniennes en déclarant quelques heures avant les premiers bombardements, survenus dans la nuit du 12 au 13 juin, que Téhéran ne respectait pas ses obligations découlant du TNP.
Les Etats-Unis se sont joints à la campagne militaire israélienne en bombardant plusieurs sites nucléaires iraniens dans la nuit du 21 au 22 juin avant d’obtenir un cessez-le-feu au bout de douze jours de confrontation armée entre les deux puissances régionales.
Les Occidentaux accusent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique. Téhéran assure développer ses capacités nucléaires à des fins exclusivement pacifiques.
L’accord de garanties permet aux inspecteurs de l’AIEA de contrôler l’usage pacifique des activités nucléaires des pays non dotés signataires du TNP.
La loi votée par le Parlement iranien dans la foulée des frappes israéliennes et promulguée mercredi par le président Massoud Pezeshkian prévoit que toute inspection future des sites nucléaires iraniens par l’AIEA devra être approuvée par le Conseil suprême de sécurité nationale.
« Nous avons vu circuler ces informations. L’AIEA attend confirmation officielle de la part de l’Iran », a déclaré l’agence des Nations unies dans un communiqué.
Tout en affirmant que les frappes américaines ont retardé le programme nucléaire iranien de « plusieurs décennies », Donald Trump n’a pas exclu de bombarder à nouveau l’Iran si la République islamique venait à reprendre ses activités d’enrichissement de l’uranium.
Lors d’un point de presse régulier mercredi, la porte-parole du département d’Etat Tammy Bruce a déclaré que l’Iran devait relancer sans délai sa coopération avec l’AIEA.
Le département du Trésor a de son côté annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre la République islamique, ciblant notamment un réseau d’entreprises dirigé par un homme d’affaires irakien, Salim Ahmed Saïd, accusé d’avoir acheté et revendu en contrebande depuis au moins 2020 pour des milliards de dollars de pétrole iranien.
Washington cherche en parallèle à obtenir un accord nucléaire avec l’Iran. Selon le site d’informations Axios, les Etats-Unis espèrent des discussions avec une délégation iranienne la semaine prochaine à Oslo.
(Rédigé par Elwely Elwelly, Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
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