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Liban: Le président Aoun quitte ses fonctions dans un pays en crise

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par Maya Gebeily

BAABDA, Liban (Reuters) – Michel Aoun a quitté dimanche ses fonctions à la tête d’un Etat libanais en pleine crise, laissant vacant le poste présidentiel à la veille de l’expiration officielle de son mandat de six ans.

Le dirigeant chrétien, âgé de 89 ans, n’a pas de successeur désigné, le Parlement n’ayant pas été capable de former une majorité pour élire un nouveau chef de l’Etat.

Michel Aoun a également approuvé la démission du gouvernement par intérim de Najib Mikati, qui continuera cependant d’expédier les affaires courantes comme il le fait depuis six mois, faute d’accord entre les partis sur la composition d’un nouvel exécutif.

Michel Aoun a quitté à pied le palais présidentiel de Baabda, au sud de Beyrouth, au son de l’hymne national.

Il s’est porté à la rencontre de centaines de partisans réunis pour le saluer, vêtus d’orange, la couleur associée à son parti, le Courant patriotique libre (CPL), et brandissant son portrait de président ou de chef de l’armée, poste qu’il a occupé entre 1984 et 1990, pendant la guerre civile.

Revenu de quinze années d’exil en France après le départ de l’armée syrienne en 2005, Michel Aoun est une figure clivante au Liban, adulé par de nombreux chrétiens qui le considèrent comme le défenseur du système de partage confessionnel du pouvoir mais accusé par ses détracteurs d’avoir fermé les yeux sur la corruption et contribué à asseoir l’influence du Hezbollah sur la scène politique.

L’ancien commandant des forces armées et Premier ministre a été élu à la présidence en 2016 avec l’appui du parti et groupe armée chiite, avec qui le CPL avait fait alliance dix ans plus tôt, et l’aval de son rival chrétien maronite Samir Geagea aux termes d’un accord qui a permis le retour à la tête du gouvernement du sunnite Saad Hariri.

Au Liban, le poste de président est occupé par un chrétien, celui de Premier ministre par un musulman sunnite et celui de président du Parlement par un musulman chiite.

Le mandat de Michel Aoun a été marqué par une opération de l’armée en 2017 pour chasser du territoire libanais, avec l’aide du Hezbollah, des djihadistes présents près de la frontière syrienne, le vote d’une nouvelle loi électorale en 2018 et au cours de sa dernière semaine, la signature d’un accord sur la délimitation de la frontière maritime entre le Liban et Israël.

Ces réalisations sont applaudies par ses partisans mais jugées bien modestes par ses détracteurs face à la grave crise financière que connaît le Liban depuis 2019, qui a fait basculer 80% de sa population dans la pauvreté et déclenché de vastes manifestations anti-gouvernementales.

Le mandat de Michel Aoun a été également marqué par l’explosion du port de Beyrouth en août 2020 qui a fait plus de 220 morts et détruit des pans entiers de la capitale libanaise.

Dans une interview accordée samedi à Reuters, le dirigeant chrétien a estimé que ses pouvoirs présidentiels étaient trop limités pour faire face à la crise économique.

Il a également indiqué que son départ de la présidence ne signifiait pas la fin de sa carrière politique.

(Reportage Maya Gebeily, avec la contribution de Laila Bassam, version française Jean-Stéphane Brosse)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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