Les villes de Rafah et Deir al Balah ciblées par Israël
par Nidal al-Mughrabi et Ibraheem Abu Mustafa
DOHA/GAZA (Reuters) – Dix-huit Palestiniens, selon les autorités sanitaires de Gaza, ont été tués ces dernières heures par des raids aériens israéliens à Rafah et Deir al Balah, les deux dernières villes de la bande de Gaza où l’armée de l’Etat hébreu ne s’est pas encore déployée, et où les habitants redoutent désormais des opérations terrestres.
Selon ces sources médicales, la destruction d’une maison de Rafah a fait 14 morts dont des femmes et enfants.
L’armée israélienne a déclaré que « contrairement aux attaques menées intentionnellement par le Hamas contre des hommes, femmes et enfants » – allusion à l’assaut meurtrier du 7 octobre -, les forces de défense de l’Etat hébreu « respectent le droit international et prennent toutes les précautions possibles pour atténuer les dommages civils ».
Selon le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, les forces de l’Etat hébreu s’apprêtent à renforcer leur offensive sur Rafah, située dans le sud du territoire palestinien, près de la frontière égyptienne.
Plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens sont arrivés à Rafah ces derniers jours, après le déclenchement d’une vaste offensive israélienne pour s’emparer de la ville voisine de Khan Younès, principal centre urbain du sud de l’enclave.
« Tout est devenu noir, je ne voyais pas ce qu’il y avait devant moi. Que de la poussière et de la saleté. J’ai touché ce qu’il y avait autour de moi, j’ai cherché mon portable pour actionner la lampe et chercher mes enfants. Je les ai trouvés sous les décombres », a déclaré Ahmed Bassam al Jamal, dont le fils a été tué.
« J’ai appelé à l’aide et les gens sont venus. J’ai sorti Yamen, le premier, il était le seul que je pouvais voir, les autres étaient encore sous les décombres. Ils ont sorti Yamen, Eileen et Sila et ils ont sorti leur mère. Nous n’avons pas pu retrouver Bassam, nous le cherchions, mais il a été enseveli, nous n’avons pas pu le sauver, je jure que nous ne l’avons pas pu », a-t-il témoigné à l’hôpital.
Dans le centre du territoire, à Deir al Balah, deuxième concentration majeure de personnes déplacées, quatre personnes ont péri dans une frappe sur une habitation samedi, ont dit des sources médicales.
PROPOSITION DE TRÊVE
Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré que les bombardements israéliens autour des deux principaux hôpitaux de Khan Younès se poursuivaient, mettant en péril la vie des soignants, des patients et des personnes ayant trouvé refuge dans l’enceinte de ces établissements.
A Gaza, dans le nord de l’enclave, des habitants et activistes armés palestiniens ont déclaré que les combats se poursuivaient également. Deux personnes ont été tuées par des tirs de snipers, selon des sources médicales, et les forces israéliennes ont procédé à des arrestations dans le faubourg sud de Tel al Hawa.
Selon le dernier bilan du ministère de la Santé de Gaza, diffusé samedi, au moins 27.238 Palestiniens ont été tués et 66.452 autres blessés dans l’offensive déclenchée par Israël après l’attaque du 7 octobre, pendant laquelle le Hamas a tué environ 1.200 Israéliens et en a pris 253 en otage, dont plus de 100 sont encore aux mains du groupe palestinien.
Une centaine d’otages ont été libérés à la faveur d’une trêve d’une semaine fin novembre, en échange de prisonniers palestiniens.
Le Hamas a reçu cette semaine une nouvelle proposition de cessez-le-feu élaborée par Israël et les Etats-Unis, qui lui a été transmise par l’Egypte et le Qatar.
Le chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, a dit vendredi avoir discuté de cette proposition avec son allié du Jihad islamique et le chef du Front populaire de libération de la Palestine.
Selon un communiqué du Hamas, les discussions ont souligné que toute négociation devait déboucher sur un arrêt complet des hostilités, le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza et la levée du blocus de l’enclave, ainsi que sur une aide à la reconstruction et un échange global de détenus.
Israël affirme pour sa part vouloir éradiquer le Hamas du territoire et libérer tous les otages encore aux mains des activistes palestiniens avant d’envisager un quelconque retrait de ses troupes.
(Nidal al Mughrabi à Doha, avec Ibraheem Abu Mustafa à Gaza et Emily Rose à Jérusalem, Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
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