Les USA satisfaits de la réponse du Liban à leur proposition de désarmement du Hezbollah
(Reuters) – L’émissaire américain Thomas Barrack a déclaré lundi être « incroyablement satisfait » de la réponse du gouvernement libanais à une proposition des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah.
L’envoyé de Donald Trump était à Beyrouth pour rencontrer des responsables libanais et discuter du désarmement du groupe paramilitaire libanais.
« Ce que le gouvernement nous a donné est quelque chose de spectaculaire en très peu de temps. Je suis incroyablement satisfait de la réponse », a déclaré Thomas Barrack à la presse après avoir rencontré le président libanais Joseph Aoun.
Il n’a pas donné plus de détails sur la réponse du gouvernement libanais à la proposition.
Le 19 juin, Thomas Barrack a remis aux autorités libanaises une proposition prévoyant le désarmement du Hezbollah dans un délai de quatre mois en échange du retrait des troupes israéliennes du sud du Liban et de l’arrêt des frappes israélienne.
Thomas Barrack, conseiller de longue date du président américain Donald Trump, est également ambassadeur des États-Unis en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie.
La présidence libanaise a remis à Thomas Barrack une réponse de sept pages.
Le Hezbollah, fragilisé par l’offensive israélienne, envisage selon des sources de réduire son arsenal, sans pour autant se désarmer complètement.
Le chef du groupe a déclaré dimanche dans un discours télévisé que le Hezbollah avait besoin d’armes pour défendre le Liban contre Israël.
En réponse à la proposition américaine, le Hezbollah devait faire part de ses réactions à son allié chiite, le président de la Chambre des députés Nabih Berri, afin qu’il les intègre dans une contre-proposition.
Deux sources au fait des délibérations ont précisé que le Hezbollah avait informé Nabih Berri qu’il ne discuterait pas d’une remise d’armes supplémentaire avant que les troupes israéliennes ne quittent complètement le Liban et qu’elles cessent de bombarder ses membres.
Le Hezbollah a déjà cédé à l’armée libanaise un certain nombre de dépôts d’armes dans le sud du Liban, conformément à la trêve négociée par les États-Unis en novembre 2024.
FRAPPES
Dans les heures qui ont précédé la visite de Thomas Barrack au Liban, Israël a mené une vague de frappes aériennes sur le sud et l’est du Liban, ainsi qu’un assaut terrestre transfrontalier sur un village frontalier libanais. Cette opération a été perçue par les fonctionnaires et les diplomates libanais comme une tentative d’accroître la pression sur le Hezbollah.
Thomas Barrack a estimé que « les israéliens ne voulaient pas de guerre avec le Liban ».
« Les deux pays essaient de donner la même chose – la notion d’un accord de retrait, de la cessation des hostilités et d’un chemin vers la paix », a-t-il déclaré.
Au sujet du Hezbollah, il estime que le groupe a besoin d’être rassuré quant à son avenir au Liban en tant que parti politique majeur.
Les changements régionaux constituent une opportunité pour le Liban, a-t-il déclaré, notant que le gouvernement intérimaire syrien ouvre désormais le dialogue avec Israël.
« Le dialogue a commencé entre la Syrie et Israël, tout comme le dialogue doit être réinventé par le Liban », a-t-il déclaré. « Si vous ne voulez pas de changement, ce n’est pas un problème. Le reste de la région avance à la vitesse du son et vous serez laissés pour compte. »
A lire également :
ÉCLAIRAGE-Sous pression, le Hezbollah envisage de réduire son arsenal (Full story).
(Rédigé par Maya Gebeily, version française Etienne Breban, édité par Sophie Louet et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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