Les USA négocient avec l’Inde la vente de pétrole vénézuélien, dit un envoyé américain
par Abhirami G et Nidhi Verma
NEW DELHI, 20 février (Reuters) – Les États-Unis sont en « négociation active » concernant la vente de pétrole vénézuélien à l’Inde, afin d’aider New Delhi à diversifier ses sources d’approvisionnement en brut, a déclaré vendredi l’envoyé américain Sergio Gor.
Les États-Unis ont fait de la diversification par rapport au pétrole russe une condition pour réduire les droits de douane sur les importations d’Inde, troisième importateur et consommateur mondial de pétrole.
« Le département de l’Énergie est en discussions avec le ministère (indien) de l’Énergie ici, et nous espérons donc avoir très bientôt des nouvelles à ce sujet », a déclaré Sergio Gor à la presse en marge d’un événement à New Delhi, où l’Inde a rejoint l’initiative Pax Silica menée par les États-Unis et visant à mettre en place une chaîne d’approvisionnement en silicium pour les produits de haute technologie.
Au début du mois, le président américain Donald Trump a accepté de réduire les droits de douane sur les produits indiens à 18% dans le cadre d’un accord commercial provisoire.
Il a également supprimé une taxe punitive de 25% après que l’Inde a accepté de mettre fin à ses achats de pétrole russe qui, selon les États-Unis, contribuent à financer l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Il a déclaré que l’Inde achèterait davantage de pétrole aux États-Unis et éventuellement au Venezuela.
Un accord commercial définitif avec l’Inde sera signé « très prochainement », car « quelques ajustements » sont nécessaires, a déclaré Sergio Gor, ajoutant que le président Donald Trump avait été invité en Inde par le Premier ministre Narendra Modi.
L’accord commercial provisoire devrait entrer en vigueur en avril et les États-Unis devraient publier ce mois-ci une notification officielle visant à réduire à 18% leurs droits de douane sur les produits indiens, a déclaré vendredi le ministre indien du Commerce, Piyush Goyal.
Les États-Unis et leurs alliés ont imposé des sanctions au secteur énergétique russe à la suite de l’invasion de la Russie en 2022. L’Inde est alors devenue le premier client du pétrole brut russe transporté par voie maritime, qu’elle a acheté à des prix défiant toute concurrence, au grand dam des pays occidentaux.
« En ce qui concerne le pétrole, il y a un accord (…) Nous avons vu l’Inde diversifier ses sources d’approvisionnement en pétrole. Il y a un engagement. Ce n’est pas par rapport à l’Inde. Les États-Unis ne veulent pas que quiconque achète du pétrole russe », a déclaré Sergio Gor.
Le mois dernier, Reuters a rapporté que les États-Unis avaient proposé la vente de pétrole vénézuélien à l’Inde afin de remplacer les importations de pétrole russe.
Ils ont accordé des licences aux sociétés commerciales Vitol et Trafigura pour commercialiser et vendre des millions de barils de pétrole vénézuélien après avoir capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro le mois dernier et conclu un accord d’approvisionnement avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez.
Les sociétés publiques Indian Oil Corp, Hindustan Petroleum et Bharat Petroleum ainsi que les raffineurs privés Reliance Industries et HPCL-Mittal Energy ont commandé du pétrole vénézuélien, a rapporté Reuters.
(Avec la contribution de Manoj Kumar ; version française Coralie Lamarque, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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