Les Etats-Unis commencent à restreindre les investissements dans la technologie chinoise
(Reuters) – Le président américain Joe Biden a signé mercredi un décret ordonnant au département du Trésor de réglementer certains investissements américains dans les semi-conducteurs et la microélectronique, l’informatique quantique et l’intelligence artificielle en Chine, mais il faudra du temps avant que ces mesures ne prennent effet.
Voici le détail des mesures:
PAYS CONCERNÉS
Le décret prévoit de réglementer les investissements dans certains « pays préoccupants », dont la liste se limite pour le moment la Chine, Hong Kong et Macao, mais qui pourrait être étendue à d’autres pays, selon un haut fonctionnaire.
La plupart des investissements devront être signalés au gouvernement, qui devrait toutefois n’en interdire que quelques uns d’entre eux. L’objectif est d’éviter les risques « les plus graves » pour la sécurité nationale en réglementant les investissements dans des domaines susceptibles de conférer à la Chine des avantages sur le plan militaire et en matière de renseignement.
Les règles ne seront pas rétroactives, a précisé un fonctionnaire.
Ces restrictions visent à empêcher que les fonds d’investissement américains n’affaiblissent les contrôles déjà en place pour limiter le développement des capacités chinoises.
ENTREE EN VIGUEUR
Parallèlement à l’ordonnance de Joe Biden, le Trésor a publié un avis préalable de proposition de réglementation, qui permettra aux parties prenantes de formuler d’autres commentaires avant que le Trésor ne puisse finaliser les nouvelles réglementations.
Selon les experts, l’ensemble du processus pourrait prendre de nombreux mois, ce qui repousserait l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation à 2024.
Le Trésor aurait le pouvoir d’enquêter sur les violations potentielles de ces règles et d’imposer des pénalités, selon des fonctionnaires, ajoutant qu’il pourrait également annuler certains investissements.
AVANTAGES INTANGIBLES
Le Trésor a indiqué que le programme devrait se concentrer sur les transactions susceptibles d’apporter des « avantages intangibles » à des entités chinoises, ce qui inclue des prises de participations, des investissements sur le développement de nouveaux projets (« greenfield ») et des coentreprises.
Les investissements dans des titres cotés en bourse, des fonds indiciels, des fonds communs de placement et d’autres instruments moins susceptibles de générer des « avantages immatériels » pourraient être exonérés de ces règles.
INTERDICTIONS
Pourraient être frappés d’interdiction d’investissement les activités de développement de logiciels d’automatisation ou les équipements de fabrication de semi-conducteurs, la conception, la fabrication ou l’emballage de circuits intégrés avancés et l’installation ou la vente de superordinateurs .
La conception, à la fabrication et à l’emballage de circuits intégrés moins avancés pourraient ne faire que l’objet d’une notification.
Les investissements dans la production d’ordinateurs quantiques, le développement de certains capteurs quantiques et les réseaux quantiques sont également soumis à l’obligation de notification.
Dans le secteur de l’IA, le Trésor a indiqué envisager des exigences de notification pour les investissements dans des entités chinoises travaillant sur des logiciels qui intègrent un système d’IA et qui pourraient avoir des applications militaires ou de renseignement.
ALLIÉS
Ces mesures ont été débattues avec les alliés et les partenaires des Etats-Unis, selon des fonctionnaires.
Aucune action coordonnée des alliés n’était attendue mercredi, bien que la Grande-Bretagne et l’Union européenne ont déjà fait part de leur intention de prendre des mesures similaires.
(Reportage Andrea Shalal à Washington, Karen Freifeld à New York, avec la contribution de David Shepardson à Washington, version française Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


