Les chars israéliens continuent de progresser dans la ville de Gaza alors que Trump parle de paix à l’Onu
par Nidal al-Mughrabi
LE CAIRE (Reuters) – Les forces armées israéliennes (IDF) progressaient mercredi vers le cœur de la ville de Gaza, mettant en danger la vie des Palestiniens restés sur place et alors que le président américain Donald Trump a discuté la veille aux Nations unies de la résolution du conflit.
Le locataire de la Maison blanche a tenu mardi aux Nations unies à New York des entretiens avec des dirigeants de pays musulmans, portant selon l’agence de presse nationale émiratie WAM sur la fin du conflit qui dure depuis près de deux ans.
Donald Trump, qui a également fustigé mardi la reconnaissance d’un Etat palestinien par certains pays, dont la France, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, a déclaré qu’une réunion avec Israël serait la prochaine étape de ses mesures visant à mettre fin au conflit.
Dans son offensive sur la ville de Gaza, le gouvernement israélien a exhorté la population à se déplacer vers le sud, mais nombreux sont ceux qui s’y résignent, invoquant le manque de sécurité et la faim généralisée dans la région.
« Nous avons déménagé dans la zone ouest, près de la plage, mais de nombreuses familles n’ont pas eu le temps, les chars les ont prises par surprise », a déclaré Thaer, 35 ans, père d’un enfant, originaire de Tel al Hawa.
Des centaines de milliers de personnes ont fui la ville de Gaza, dans le nord de l’enclave, pour se diriger vers le sud, mais beaucoup d’autres sont restées sur place, affirmant qu’il n’y a pas d’endroit sûr où aller. L’espoir que la pression exercée sur Israël mène prochainement à un cessez-le-feu convainc également les gazaouis à rester dans leurs maisons.
LES FRAPPES ISRAÉLIENNES TOUCHENT UN ABRI
Les forces israéliennes ont commencé à se rapprocher de la ville de plus d’un million d’habitants en août, ignorant les appels à arrêter une offensive qui, selon le gouvernement israélien, vise à détruire le dernier bastion du Hamas.
Selon les médecins, au moins 20 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées lorsque des frappes aériennes israéliennes ont touché près d’un marché dans le centre de la ville un abri dans lequel des familles déplacées s’étaient réfugiées. Deux autres personnes ont été tuées dans une maison voisine, ont-ils ajouté.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle examinait l’attaque signalée contre le refuge. Des images obtenues par Reuters montraient des personnes fouillant dans les décombres sur le site.
« Nous dormions sous la protection de Dieu, il n’y avait rien – ils ne nous ont pas informés, ni même donné un signe – c’était une surprise », a déclaré Sami Hajjaj. « Il y a des enfants et des femmes, environ 200 personnes peut-être, six-sept familles, cette place est pleine de familles », a-t-il ajouté.
Dans la banlieue de Tel al Hawa, des chars ont pénétré dans des zones peuplées, prenant au piège les habitants dans leurs maisons. D’autres chars étaient stationnés près de l’hôpital al Qouds. Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré qu’une station d’oxygène avait été endommagée.
Des chars se sont également rapprochés du plus grand hôpital de Gaza, al Shifa, selon des témoins et les médias du Hamas.
Lundi, les autorités palestiniennes ont déclaré que les tirs de chars avaient endommagé l’hôpital Rantissi et mis en péril l’hôpital ophtalmologique al Naser, situé à proximité, les obligeant à fermer leurs portes. La Jordanie, qui gère un troisième hôpital dans la région, a déclaré l’avoir déplacé plus au sud en raison des bombardements répétés.
L’armée israélienne a déclaré qu’elle continuerait à permettre l’acheminement de fournitures de services médicaux et le fonctionnement des établissements de santé à Gaza. Selon Tsahal, le personnel et les patients d’al Naser et de Rantissi ont volontairement évacué les lieux.
Sept personnes ont également été tuées à Nuseirat et près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, selon les médecins. L’armée israélienne, qui insiste sur le fait que ses attaques visent à mettre fin à la domination du Hamas sur l’enclave, n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.
Israël fait récemment face à la contestation croissante des pays occidentaux vis-à-vis de son offensive à Gaza, où plus de 65.000 palestiniens, dont la plupart sont des civils, ont été tués, selon les autorités sanitaires locales.
Quarante-huit otages, dont 20 présumés en vie, seraient toujours détenus par le Hamas à Gaza.
(Reportage Nidal al-Mughrabi au Caire ; version française Etienne Breban ; édité par Augustin Turpin)
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