Les Arméniens du Haut-Karabakh fuient vers l’Arménie
STEPANAKERT-KHANKENDI, Azerbaïdjan (Reuters) – Des milliers d’Arméniens du Haut-Karabakh fuyaient lundi la région, provoquant de longues files d’attente aux stations-essence et des embouteillages sur la route menant à l’Arménie, après la défaite des forces séparatistes arméniennes face à l’Azerbaïdjan.
Dans la capitale du Haut-Karabakh, appelée Stepanakert par l’Arménie et Khankendi par l’Azerbaïdjan, de nombreuses personnes chargeaient leurs biens dans des bus et des camions en partance pour l’Arménie, a constaté un journaliste de Reuters.
« Personne ne retournera en arrière, c’est tout », a déclaré à Reuters Anna Agopian, une habitante du Haut-Karabakh qui a rejoint Goris, une ville frontalière de l’Arménie. « Je pense que le sujet du Karabakh est définitivement clos. »
A 08h00 GMT lundi, au moins 4.850 personnes avaient franchi la frontière avec l’Arménie en provenance de la région du Haut-Karabakh, a déclaré le gouvernement arménien qui a dit se préparer à l’afflux de milliers de réfugiés.
Le Haut-Karabakh est reconnu internationalement comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais la région était jusqu’à présent administrée en partie par des autorités arméniennes dissidentes qui considèrent ce territoire comme leur patrie ancestrale.
Les forces séparatistes arméniennes ont été contraintes de capituler le 20 septembre après une opération éclair de 24 heures conduite par Bakou.
Le Haut-Karabakh abrite une population de 120.000 Arméniens de religion chrétienne qui redoutent d’être persécutés en dépit de la volonté d’intégration affichée par l’Azerbaïdjan, dont les habitants sont majoritairement musulmans.
Les autorités arméniennes du Haut-Karabakh ont indiqué qu’elles resteraient en place jusqu’à ce que ceux qui souhaitent quitter la République autoproclamée de l’Artsakh puissent le faire.
« Nous vous informons que tous les citoyens qui souhaitent quitter l’Artsakh pour se rendre en Arménie auront la possibilité de le faire », ont-elles déclaré.
Du carburant sera distribué gratuitement ce lundi à tous ceux qui souhaitent quitter le territoire, ont-elles ajouté.
GAZODUCS
La victoire de l’Azerbaïdjan sur les forces séparatistes arméniennes du Haut-Karabakh ouvre une nouvelle ère pour cette région, qui a fait l’objet de deux guerres entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. La dernière en date remonte à l’automne 2020 lorsque Bakou a lancé une offensive pour reprendre une partie du territoire contrôlé par les séparatistes soutenus par Erevan.
Elle modifie également le fragile équilibre des forces dans la région du Caucase du Sud, peuplée d’une mosaïque d’ethnies et traversée par des oléoducs et des gazoducs, et dont la Russie, les Etats-Unis, la Turquie et l’Iran se disputent l’influence.
Depuis l’éclatement de l’Union soviétique, l’Arménie s’est appuyée sur un partenariat de sécurité avec la Russie tandis que l’Azerbaïdjan s’est rapproché de la Turquie, avec laquelle il partage des liens linguistiques et culturels.
Le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev recevra ce lundi son homologue turc Recep Tayyip Erdogan dans l’enclave de Nakhitchevan, un territoire azerbaïdjanais niché entre l’Arménie, l’Iran et la Turquie, afin de discuter de la situation au Haut-Karabakh.
Les deux dirigeants doivent assister à une cérémonie pour la construction d’un gazoduc qui acheminera du gaz au Nakhitchevan et inaugurer une installation militaire récemment modernisée dans l’enclave, a déclaré la Turquie.
(Avec la contribution de Lidia Kelly à Melbourne, rédigé par Lidia Kelly et Guy Faulconbridge, Blandine Hénault pour la version française)
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