Le président turc Erdogan salue une « nouvelle phase » avec l’Irak
BAGDAD (Reuters) – Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré lundi que les relations entre la Turquie et l’Irak entraient dans une nouvelle phase après que les deux pays ont accepté de renforcer leurs liens économiques et de coopérer contre les combattants kurdes du PKK.
Recep Tayyip Erdogan effectuait la première visite d’un dirigeant turc en Irak depuis 2011.
Ankara mène régulièrement des opérations aériennes contre les bases du PKK dans les massifs du nord de l’Irak, opérations dénoncées par Bagdad comme des violations de sa souveraineté. Les relations entre les deux voisins ont été particulièrement tendues ces dernières années.
« Je partage ma conviction que la présence du PKK en Irak va cesser. Nous avons discuté des mesures que l’on pouvait prendre ensemble pour contrer l’organisation terroriste du PKK et ses extensions qui s’en prennent à la Turquie », a déclaré le président turc lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre irakien, Mohammed Chia al-Soudani, à Bagdad.
Les deux pays vont collaborer pour renforcer la sécurité à leur frontière commune et contre des groupes armés non-étatiques qui pourraient travailler avec des organisations terroristes, a déclaré Mohammed Chia al-Soudani, sans citer le PKK.
Selon un porte-parole du gouvernement irakien, les membres du PKK sont bienvenus en Irak tant qu’ils ne s’engagent pas dans le militantisme politique ou ne transportent pas d’armes.
La Turquie prévoit de lancer une nouvelle offensive contre les séparatistes kurdes dans les mois qui viennent et espère obtenir la coopération des autorités irakiennes, dont elle attend aussi qu’elles reconnaissent que le PKK constitue une menace pour sa sécurité.
Outre la sécurité, plus d’une vingtaine de protocoles d’accord ont été signés durant la visite de Recep Tayyip Erdogan dans des secteurs tels que la culture, l’agriculture, le secteur énergétique, alors que le pétrole de la région autonome kurde irakienne transite déjà par la Turquie.
Bagdad a lancé l’an dernier un projet de développement de 17 milliards de dollars qui vise à placer l’Irak au centre des échanges entre l’Asie et l’Europe, avec notamment l’idée d’acheminer du pétrole entre le port géant d’Al Faw, dans le sud du pays, et la Turquie.
L’Irak souhaite obtenir en contrepartie un quota plus élevé de l’eau des fleuves Tigre et Euphrate, qui prennent leur source en Turquie et représentent le principal apport en eau douce du pays frappé par une grave sécheresse.
(Reportage d’Ahmed Rasheed à Bagdad, Can Sezer à Istanbul et Tuvan Gumrucku à Ankara, rédigé par Timour Azhari à Beyrouth ; version française Tangi Salaün et Zhifan Liu, édité par Sophie Louet)
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