Le PM japonais Fumio Kishida en visite en Corée du Sud
TOKYO/SEOUL (Reuters) – Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a rencontré dimanche en Corée du Sud le président sud-coréen Yoon Suk-yeol, alors que les deux dirigeants cherchent à renforcer les relations entre leurs deux pays.
Ce déplacement à Séoul, le premier effectué par un dirigeant japonais en 12 ans, intervient après le voyage à Tokyo du président sud-coréen au mois de mars.
Des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise de la péninsule coréenne opposent encore les deux pays, notamment concernant des îlots rocheux que le Japon et la Corée du Sud se disputent, et la question des « femmes de réconfort », des Coréennes contraintes à travailler dans des maisons closes établies pour les soldats de l’armée et de la marine impériales japonaises durant la Seconde Guerre mondiale.
Fumio Kishida n’a pas présenté de nouvelles excuses concernant cette période tandis qu’il s’adressait aux journalistes après son entretien avec le président sud-coréen, mais il a déclaré que son gouvernement héritait de la position des administrations précédentes, dont certaines avaient présenté des excuses.
« Personnellement, mon coeur saigne lorsque je pense aux nombreuses personnes qui ont enduré des souffrances et des peines terribles dans les circonstances difficiles de l’époque », a-t-il déclaré.
Les questions historiques non résolues ne doivent pas signifier qu’aucune mesure ne pouvait être prise pour approfondir les liens, a déclaré de son côté Yoon Suk-yeol.
L’engagement des dirigeants à renforcer la coopération a été salué par les États-Unis, qui y voient un moyen de mieux faire face aux menaces de la Corée du Nord et à la concurrence de la Chine.
« La coopération et la coordination entre la Corée du Sud et le Japon sont essentielles non seulement pour les intérêts communs des deux pays, mais aussi pour la paix et la prospérité dans le monde », a déclaré le président sud-coréen dans son discours d’ouverture.
Cependant, le principal parti d’opposition sud-coréen, le Parti démocrate, a accusé Yoon Suk-yeol de soumission et a critiqué son « oubli de l’histoire » et son engagement dans une « diplomatie de l’humiliation ».
« Pourquoi la condition préalable au rétablissement de la diplomatie bilatérale devrait-elle être de renoncer à notre histoire ? », a déclaré le porte-parole du parti, Kang Sun-woo, lors d’une réunion d’information, a rapporté l’agence de presse Yonhap.
SÉCURITÉ ET COOPÉRATION ÉCONOMIQUE
Les discussions entre les deux alliés des États-Unis se sont concentrées sur la coopération en matière de sécurité face aux menaces nucléaires de la Corée du Nord, et également sur les intérêts américains dans la région, a déclaré Shin-wha Lee, professeure de relations internationales à l’université de Corée, basée à Séoul.
« Leurs capacités militaires et économiques sont essentielles pour promouvoir la coopération multilatérale en matière de sécurité régionale, et de mauvaises relations entre les deux pays pourraient entraver les objectifs des États-Unis », a-t-elle commenté.
Fumio Kishida a précisé que les deux dirigeants on discuté des relations bilatérales ainsi que des questions régionales et internationales, et notamment de la Corée du Nord.
Le Premier ministre japonais a ajouté qu’il avait accepté que des experts sud-coréens inspectent le projet de déversement dans l’océan de l’eau contaminée de la centrale nucléaire Fukushima, qui a suscité la controverse en raison des effets possibles sur l’environnement.
Il a également invité Yoon Suk-yeol à participer au sommet du G7 qui se tiendra au Japon à la fin du mois ainsi qu’à des discussions trilatérales avec les États-Unis en marge de ce sommet.
Si Yoon Suk-yeol et Fumio Kishida n’ont pas évoqué les points de friction avec la Chine, ils ont en revanche parlé de valeurs communes en matière de droits de l’homme, d’État de droit et de liberté et d’ouverture dans la région indo-pacifique, a rapporté Leif-Eric Easley, professeur à l’université Ewha de Séoul.
« Cela suggère que Séoul et Tokyo sont de plus en plus sur la même longueur d’onde en ce qui concerne le renforcement de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, la résistance à la coercition économique et la dissuasion de l’utilisation unilatérale de la force en Asie », a-t-il dit.
(Reportage Choonsik Yoo, Seoyun Kang, Josh Smith et Hyonhee Shin à Séoul, Sakura Murakami à Tokyo et David Brunnstrom à Washington; version française Camille Raynaud et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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