Le Hamas traque les forces israéliennes dans les principales villes de Gaza
par Nidal al-Mughrabi, Bassam Masoud et Dan Williams
DOHA/GAZA/JÉRUSALEM (Reuters) – Le Hamas poursuivait ses attaques dimanche contre les forces israéliennes dans les deux principales villes de la bande de Gaza, tandis que la perspective d’une avancée de Tsahal dans Rafah accroît la pression sur les civils.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet que 17 des 24 bataillons de combat du Hamas avaient été démantelés.
Les autres, a-t-il précisé, se trouvent pour la plupart dans le sud de la bande de Gaza, y compris à Rafah, à la frontière égyptienne de l’enclave.
« Nous nous occuperons d’eux également », a-t-il déclaré, selon un communiqué. Le Hamas ne fait pas état de ses pertes.
La perspective d’une avancée dans Rafah a accru la pression sur les centaines de milliers de civils palestiniens qui ont dû fuir leur domicile pour s’y abriter. Elle inquiète également le Caire, qui a déclaré qu’il n’admettrait aucun afflux de réfugiés palestiniens pour éviter qu’ils ne soient dépossédés de leur territoire.
Un responsable israélien a toutefois déclaré à Reuters que l’armée se coordonnerait avec l’Égypte et chercherait des moyens d’évacuer la plupart des personnes déplacées vers le nord, avant toute opération de masse à Rafah.
En déplacement au Proche-Orient, le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, s’est entretenu dimanche avec le président égyptien Abdel Fattah al Sissi.
Selon le bureau présidentiel, ils ont discuté des efforts de l’Égypte en vue d’établir un cessez-le-feu et d’acheminer l’aide humanitaire à Gaza.
PAS D’ENDROIT SÛR
Les Palestiniens ont fait état de tirs de chars et de frappes aériennes israéliens, dont l’une contre une maison, causant la mort de deux fillettes.
Alors que des proches endeuillés faisaient leurs adieux aux fillettes, un parent, Mohammed Kaloub, a déclaré que la frappe aérienne avait touché une pièce remplie de femmes et d’enfants dans le quartier al Salam de Rafah.
« Il n’y a pas d’endroit sûr à Gaza, de la clôture métallique à la clôture métallique (frontières du nord au sud), il n’y a pas d’endroit sûr », a-t-il dit à Reuters.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont déclaré que huit personnes avaient été tuées dans des frappes aériennes israéliennes distinctes sur les zones de Deir al Balah, dans le centre de la bande de Gaza, la deuxième ville de l’enclave où Israël n’a pas encore déployé de chars.
Avant l’aube, dimanche, des frappes aériennes ont détruit plusieurs bâtiments, y compris un complexe résidentiel financé par l’Égypte, selon les habitants.
L’armée a dit avoir tué sept tireurs du Hamas dans le nord de la bande de Gaza et saisi des armes. Les troupes présentes dans la zone tentaient de pénétrer dans deux bunkers du Hamas, une mission qui, selon l’armée, pourrait prendre deux semaines en raison des affrontements sur place.
« La ville de Gaza est en train d’être anéantie », a déploré un habitant qui a demandé à ne pas être nommé. « Le retrait (israélien) n’était qu’une ruse. »
NEUTRALISATION DES TUNNELS
A Khan Younès, des tirs d’obus israéliens ont tué trois Palestiniens dans la nuit, selon des médecins. Des habitants ont signalé que des combats de rue faisaient rage dans les quartiers ouest et sud de la ville, où Israël a déclaré qu’un soldat avait été tué lors d’une attaque palestinienne samedi. Tsahal dit avoir saisi une base du Hamas et tué plusieurs hommes armés.
Les autorités sanitaires de Gaza, qui ne font pas de distinction entre les combattants et les civils dans le bilan des victimes, a fait état dimanche de 27.365 Palestiniens tués depuis le début de la guerre. Elles estiment que 70% des victimes sont des femmes et des enfants.
Israël, de son côté, affirme avoir tué quelque 10.000 hommes armés depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre.
Plus de 130 otages se trouvent toujours à Gaza, et leur éventuelle libération par le Hamas fait partie des questions débattues dans le cadre des négociations menées sous la médiation de l’Égypte et du Qatar, avec le soutien des États-Unis, en vue d’obtenir une trêve.
Le Hamas a demandé la fin de la guerre. Israël exclut cette possibilité mais se dit ouvert à une trêve.
(Reportage Nidal al-Mughrabi à Doha, Dan Williams à Jérusalem et Tala Ramadan à Dubaï ; version française Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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