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Le Hamas se dit ouvert à une longue trêve à Gaza, mais pas au désarmement

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par Nidal al-Mughrabi

LE CAIRE (Reuters) – Le Hamas est ouvert à une trêve de plusieurs années avec Israël dans la bande de Gaza mais n’est pas prêt à déposer les armes, a déclaré samedi un membre de la délégation palestinienne présent au Caire pour des négociations sur le cessez-le-feu.

Des sources proches de ces négociations ont rapporté à Reuters que le Hamas espérait obtenir le soutien des médiateurs pour sa proposition. Selon ces sources, le groupe palestinien pourrait accepter une trêve de cinq à sept ans en échange de la fin de la guerre, de la reconstruction de Gaza, de la libération des Palestiniens emprisonnés par Israël et de la libération de tous les otages.

« L’idée d’une trêve ou de sa durée n’est pas rejetée par nous et nous sommes prêts à en discuter dans le cadre des négociations. Nous sommes ouverts à toute proposition sérieuse visant à mettre fin à la guerre », a déclaré Taher Al Nono, le conseiller en communication de la direction du Hamas. Il s’agit de la déclaration la plus nette à ce jour du groupe palestinien en faveur d’une trêve à plus long terme.

Taher Al Nono a cependant exclu l’une des principales exigences israéliennes, à savoir que le Hamas dépose les armes, l’Etat hébreu souhaitant une démilitarisation de la bande de Gaza.

« L’arme de la résistance n’est pas négociable et restera entre nos mains tant que l’occupation existera », a assuré Taher Al Nono.

La charte fondatrice du Hamas appelle à la destruction d’Israël, mais le mouvement a indiqué par le passé qu’il pourrait accepter une trêve à long terme en échange de la fin de l’occupation israélienne.

La vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Sharren Haskel, a minimisé cette semaine les chances de succès des négociations en cours.

« La guerre pourrait prendre fin demain si le Hamas libérait les 59 otages restants et déposait ses armes », a-t-elle déclaré mardi à Jérusalem.

Israël a repris son offensive à Gaza le 18 mars, après l’échec d’un cessez-le-feu conclu en janvier, et a dit vouloir maintenir la pression sur le Hamas jusqu’à la libération de tous les otages détenus dans l’enclave, dont 24 seraient encore en vie.

Israël a bloqué toute aide à Gaza et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées à la suite de la prise par les forces israéliennes de territoires désignés comme zone tampon. Selon les autorités sanitaires, plus de 2.000 Palestiniens, dont de nombreux civils, ont été tués par des frappes israéliennes depuis lors.

La guerre entre l’Etat hébreu et le Hamas a été déclenchée après l’attaque du groupe palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a fait 1.200 morts, tandis que 251 otages ont été emmenés à Gaza. Depuis lors, plus de 51.400 Palestiniens ont été tués dans l’offensive israélienne à Gaza, selon les autorités sanitaires locales.

(Reportage Nidal al-Mughrabi, avec la contribution de Maayan Lubell à Jérusalem, version française Claude Chendjou)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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