Le G20 appelle à la fin de la guerre en Ukraine, Moscou rejette les critiques
NUSA DUA, Indonésie (Reuters) – L’Indonésie, pays hôte de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 qui se tient à Bali, a appelé vendredi à redoubler d’efforts pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
Le ministre russe, Sergueï Lavrov, a accusé les Occidentaux de gâcher une occasion d’aborder les questions économiques mondiales par leurs critiques « frénétiques » du conflit.
La réunion des ministres des vingt pays aux économies les plus développées, à laquelle participent des pays occidentaux qui ont imposé des sanctions à Moscou, mais aussi d’autres qui n’ont pas suivi ce mouvement, a été dominée par la guerre en Ukraine et son impact sur l’économie mondiale.
« Quand mettrez-vous fin à la guerre ? » et « Pourquoi n’arrêtez-vous pas la guerre ? » Le chef de la diplomatie russe a été pris à partie alors qu’il saluait son homologue indonésienne, Retno Marsudi.
« ‘Agresseurs’, ‘envahisseurs’, ‘occupants’ – nous avons entendu beaucoup de choses aujourd’hui », a déclaré Sergueï Lavrov aux journalistes après la première séance de discussions.
Moscou dit que son « opération militaire spéciale » a pour but de désarmer et « dénazifier » l’Ukraine et d’assurer la sécurité de la Russie, tandis que Kyiv et ses alliés occidentaux dénoncent une invasion non provoquée.
La ministre indonésienne des Affaires étrangères a déclaré que les répercussions de la guerre, notamment la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, toucheraient le plus durement les pays à faible revenu.
« Il est de notre responsabilité de mettre fin à la guerre et de régler nos différends à la table des négociations, et non sur le champ de bataille », a-t-elle déclaré lors d’un discours prononcé à l’ouverture de la réunion.
« POURQUOI BLOQUEZ-VOUS LES PORTS ? »
Les défis liés à la hausse des coûts de l’alimentation et de l’énergie ont été « dramatiquement exacerbés par l’agression russe contre l’Ukraine », a dit pour sa part le secrétaire d’État américain Antony Blinken en marge de la réunion.
Le chef de la diplomatie américaine a également interpellé la Russie au sujet du blocage des exportations des céréales depuis les ports de l’Ukraine, quatrième exportateur mondial, a indiqué un responsable occidental.
« Il s’est adressé directement à la Russie en disant : A nos collègues russes : L’Ukraine n’est pas votre pays. Ses céréales ne sont pas vos céréales. Pourquoi bloquez-vous les ports ? Vous devriez laisser sortir les céréales' », a dit Blinken, selon cette source, qui a précisé que Lavrov n’était pas dans la salle à ce moment-là.
Le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré plus tard aux journalistes que Moscou était prêt à négocier avec l’Ukraine et la Turquie au sujet des céréales, sans pouvoir dire quand ces discussions pourraient avoir lieu.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré pour sa part que Pékin s’opposait à tout acte visant à exacerber la confrontation entre les blocs et à créer une « nouvelle guerre froide ».
Sergueï Lavrov s’est entretenu jeudi avec Wang Yi lors d’une rencontre au cours de laquelle il a fait l’éloge de Pékin et s’en est pris à un Occident « ouvertement agressif ».
(Reportage Stanley Widianto, rédigé par Kate Lamb; version française Camille Raynaud et Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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