Le contrôle du Congrès toujours incertain, trois jours après les ‘midterms’
par Tim Reid et Joseph Ax
PHOENIX, Arizona (Reuters) – Trois jours après les élections américaines de mi-mandat, le suspense reste entier quant au résultat des votes en Arizona et dans le Nevada, potentiellement décisifs pour le contrôle du Sénat, deux Etats où le processus de dépouillement des bulletins pourrait prendre encore plusieurs jours.
Tant les démocrates que les républicains peuvent remporter une majorité à la chambre haute du Congrès s’ils parviennent à rafler les deux sièges de sénateurs en lice dans ces deux Etats. En cas de match nul, le siège décisif serait attribué en Géorgie, lors d’un second tour le 6 décembre.
Les démocrates n’ont pas été balayés mardi par la « vague rouge » républicaine que certains promettaient et ils espèrent encore conserver le contrôle du Sénat.
À la Chambre des représentants, les républicains se rapprochent de leur objectif de reconquérir la majorité. Selon des projections d’Edison Research publiées jeudi soir, ils avaient obtenu avec certitude au moins 211 des 218 sièges nécessaires pour s’assurer une majorité, tandis que les démocrates en étaient à 197, sans compter deux duels opposant deux candidats démocrates. Reste à connaître les résultats dans 27 circonscriptions, dont certains s’annoncent serrés.
Le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy, a déjà annoncé son intention de se porter candidat au poste de « speaker » (président de la Chambre) si les républicains l’emportent, une issue qu’il a décrite comme inévitable.
Le président Joe Biden, qui s’est entretenu jeudi avec McCarthy, a toutefois dit ne pas abandonner l’espoir d’une victoire démocrate à la Chambre.
« NOUS FAISONS CE QUE NOUS POUVONS »
Pour le Sénat, où les deux camps du Congrès détenaient jusqu’à présent 50 sièges chacun, la majorité du camp présidentiel n’étant assurée que par la voix de la vice-présidente, Kamala Harris, les responsables électoraux d’Arizona et du Nevada préviennent qu’il leur faudra encore plusieurs jours, peut-être jusqu’à la semaine prochaine, pour achever le décompte des bulletins de vote par correspondance.
Leur travail est ralenti par la nécessité de vérifier que la signature figurant sur le bulletin correspond bien à celle figurant sur les registres de vote.
Un responsable du scrutin dans l’un des comtés les plus peuplés d’Arizona a déclaré jeudi que les employés chargés du dépouillement avaient encore 400.000 bulletins à traiter.
« Nous allons travailler vendredi, samedi, dimanche. Le personnel travaille 14 à 18 heures par jour. Nous faisons ce que nous pouvons », a déclaré Bill Gates, président du comité de supervision électorale du comté de Maricopa.
Ces élections de mi-mandat ont été marquées par les défaites de candidats parrainés par Donald Trump dans des duels emblématiques, incitant des républicains à prendre publiquement leurs distances avec l’ancien président.
Le scrutin a en revanche conforté l’hypothèse de voir le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, qui a écrasé son adversaire démocrate mardi, défier Donald Trump pour la primaire républicaine en vue de la présidentielle de 2024.
Donald Trump n’a pas officiellement annoncé sa candidature mais a fortement laissé entendre qu’il s’apprêtait à le faire, évoquant une « grande annonce » mardi à sa résidence floridienne de Mar-a-Lago.
Dans un communiqué jeudi, l’ancien président s’en est pris vertement à DeSantis, s’attribuant le mérite de l’ascension politique du gouverneur.
(Reportage Tim Reid à Phoenix et Joseph Ax et Makini Brice à Washington; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Marc Angrand)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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