L’armée russe se retire des alentours de Kyiv
par Natalia Zinets et Max Hunder
LVIV, Ukraine (Reuters) – L’Ukraine a dit vendredi avoir repoussé les forces russes autour de Kyiv et repris le contrôle de plusieurs villes au nord de la capitale au prix de féroces combats.
Les troupes russes ont également commencé à se retirer de la région de Tchernihiv, un verrou routier et ferroviaire situé au nord-est de Kyiv, selon les autorités régionales.
Le ministère russe de la Défense a annoncé en début de semaine qu’il allait réduire son activité autour de Kyiv et Tchernihiv pour concentrer ses efforts militaires sur la « libération » du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, mais hormis des mouvements de troupes près de la capitale, où l’armée russe a récemment subi des défaites, aucun retrait significatif n’avait été confirmé jusqu’à présent.
« Nos troupes pourchassent (les forces russes) au nord-ouest et au nord-est de Kyiv, repoussant l’ennemi loin de Kyiv », a déclaré Oleksiy Arestovitch, conseiller du président ukrainien Volodimir Zelensky.
Il a ajouté que la Russie procédait également à une rotation partielle de ses effectifs militaires dont une partie sont envoyés combattre dans l’est de l’Ukraine.
Des responsables ukrainiens ont par la suite déclaré que les forces ukrainiennes avaient repris les villes de Boutcha et Ivankiv au nord de Kyiv. Borodyanka a également été reconquise, ont-ils dit en partageant sur internet une photo de l’armée ukrainienne dans la ville.
« Le 31 mars restera dans l’histoire de notre ville (…) comme le jour de sa libération des (forces) russes », a dit le maire de Boutcha, Anatolii Fedorouk, dans une vidéo apparemment tournée à l’extérieur de la mairie.
Boutcha se situe entre Irpin et Hostomel, au nord-ouest de Kyiv.
DES COLONNES RUSSES REGAGNENT LA BIÉLORUSSIE
Irpin a été reprise cette semaine par l’armée ukrainienne tandis que, selon le gouverneur de la région de Kyiv, l’armée russe a quitté Hostomel, dont l’aérodrome avait été la cible d’une spectaculaire opération aéroportée au premier jour de l’invasion russe, le 24 février.
Le gouverneur de l’oblast (région) de Kyiv, Oleksandr Pavlyouk, a indiqué vendredi matin sur Telegram qu’une partie des troupes russes qui assiégeaient la capitale avaient pris la direction de la Biélorussie.
« Nous observons des mouvements coordonnés de colonnes de véhicules russes d’importance variable », a-t-il dit.
Plus au nord, le gouverneur de l’oblast (région) de Tchernihiv, Viatcheslav Tchaus, a également fait état du retrait d’une partie des troupes russes qui assiégeaient la ville de Tchernihiv, lourdement bombardée depuis plus d’un mois.
Les forces d’occupation se retirent en direction de la frontière avec la Biélorussie et la Russie et l’armée ukrainienne réoccupe progressivement les villages qu’elles abandonnent, mais et il est prématuré de baisser la garde, a prévenu Viatcheslav Tchaus.
« Des frappes aériennes et des tirs de missiles sont encore possibles dans la région », dit-il dans un message vidéo.
Un peu plus à l’Ouest, sur l’autre rive du fleuve Dniepr, le responsable de l’agence en charge de la zone d’exclusion de la centrale nucléaire de Tchernobyl a confirmé vendredi que les soldats russes s’étaient retirés du périmètre de la centrale désaffectée, qu’ils occupaient depuis le 24 février.
Yevhen Kramarenko a néanmoins indiqué à la télévision que des témoins avaient constaté que des troupes russes étaient toujours présentes à proximité du périmètre de la centrale.
(Reportage de Natalia Zinets et Max Hunder, version française Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


