L’armée israélienne réinvestit le nord de la bande de Gaza, bombarde aussi Rafah
par Nidal al-Mughrabi
(Reuters) – Des chars israéliens ont repris position mardi dans le nord de la bande de Gaza, qu’ils avaient quitté trois semaines plus tôt, tandis que des frappes aériennes ont parallèlement été menées à Rafah, à la pointe sud de l’enclave palestinienne, ville considérée comme l’ultime refuge pour les civils gazaouis.
Selon des habitants et les organes de presse du Hamas, des chars israéliens ont avancé dans Beit Hanoun, entourant des écoles où des familles déplacées par les combats s’étaient abritées. Des coupures de l’accès à internet dans la zone, ainsi qu’à Jabalia, aussi dans le nord de l’enclave, ont été signalées par des habitants.
« Les soldats de l’occupation ont ordonné à toutes les familles à l’intérieur des écoles et des habitations voisines d’évacuer là où les chars ont avancé », a déclaré à Reuters un habitant du nord de la bande de Gaza via une application de messagerie. « De nombreux hommes ont été détenus par les soldats », a-t-il ajouté.
Beit Hanoun, ville de 60.000 habitants, fut l’une des premières zones envahies par l’armée israélienne dans le cadre de l’offensive menée en représailles à l’attaque du Hamas le 7 octobre dernier. Les lourds bombardements de Tsahal ont dévasté la zone, où les piles de décombres ont remplacé les vergers qui faisaient la réputation de la ville.
De nombreuses familles revenues récemment à Beit Hanoun et à Jabalia, après le retrait des troupes israéliennes, sont de nouveau parties mardi à cause du nouvel assaut, ont dit certains habitants.
Au sud de la bande de Gaza, une frappe israélienne a tué quatre personnes et en a blessé plusieurs autres à Rafah, ont déclaré les services de santé palestiniens, alors que plus de la moitié des 2,3 millions d’habitants de l’enclave ont fui vers cette ville frontalière de l’Egypte depuis le début des combats.
L’inquiétude est grande dans le sud de la bande de Gaza, Israël ayant répété sa détermination à mener un assaut terrestre à Rafah, seule zone de l’enclave où les soldats de Tsahal ne sont pas encore intervenus au sol, en dépit des alertes de gouvernements étrangers et d’organismes internationaux sur la situation humanitaire et le risque pour les civils.
CONTRADICTIONS SUR L’AIDE HUMANITAIRE
Le Hamas a tué 1.200 personnes et en a enlevé 253 autres lors de son attaque d’octobre dernier. Plus de 33.000 Palestiniens ont été tués par Israël dans le cadre de l’offensive menée en réponse.
Si elles ont permis d’aboutir à une trêve d’une semaine, fin novembre, lors de laquelle des otages israéliens et des prisonniers palestiniens ont été libérés, les négociations chapeautées par le Qatar et l’Egypte pour conclure un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas peinent à avancer. Les deux camps se reprochent mutuellement des exigences démesurées et s’en tiennent à leurs conditions.
En marge de la guerre dans la bande de Gaza, les tensions régionales ont été alimentées par l’attaque aux drones et aux missiles menée par l’Iran contre Israël le week-end dernier en réponse à la frappe israélienne présumée contre un consulat iranien en Syrie le 1er avril.
Le gouvernement de guerre mis sur pied par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devait se réunir une nouvelle fois ce mardi pour discuter de la réponse à apporter à l’attaque de Téhéran, qui n’avait jusqu’alors jamais mené d’attaque directe contre le territoire israélien.
Tsahal a par ailleurs fait savoir que ses soldats continuaient d’opérer dans le centre de la bande de Gaza, tuant plusieurs hommes armés qui tentaient de les attaquer.
« Au cours de la journée écoulée, les avions de chasse et des appareils de l’armée ont détruit un lanceur de missiles ainsi que des dizaines d’infrastructures terroristes, des tunnels et des bases militaires où des terroristes armés du Hamas étaient localisés » a ajouté l’armée israélienne dans un communiqué.
Des habitants du camp de réfugiés d’Al Nousseirat, dans le centre de l’enclave, ont déclaré que des avions de chasse ont bombardé et détruit mardi quatre bâtiments résidentiels.
L’Onu a reproché mardi à Israël d’imposer toujours des restrictions « illégales » sur l’acheminement d’aides dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire est catastrophique, avec entre autres pénurie de nourriture, d’eau et de biens de première nécessité.
Cette question est désormais au coeur d’un contentieux, Israël et son allié de longue date, les Etats-Unis, assurant que les flux d’aide humanitaire se sont accélérés ces derniers jours, tandis que des agences onusiennes déplorent des niveaux toujours très insuffisants et préviennent que la famine guette.
(Nidal al-Mughrabi au Caire; version française Jean Terzian, édité par Tangi Salaün)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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