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L’AIEA dit que l’Iran manque à ses obligations de non-prolifération, Téhéran riposte

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par Francois Murphy et Parisa Hafezi

VIENNE/DUBAÏ (Reuters) – L’Iran a enfreint ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire, a déclaré jeudi le conseil de surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), déclenchant l’annonce de contre-mesures par Téhéran.

Les déclarations de l’AIEA, qui ouvrent la voie à une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies, interviennent alors qu’un responsable iranien a indiqué qu’un « pays ami » avait averti Téhéran d’une potentielle attaque israélienne.

Un nouveau cycle de discussions entre des responsables américains et iraniens est prévu dimanche à Oman dans le cadre des négociations entre les deux camps en vue d’un nouveau pacte nucléaire, sur fond d’accélération du programme d’enrichissement d’uranium de Téhéran.

Les États-Unis craignent qu’Israël ne prenne des mesures militaires contre l’Iran dans les prochains jours, ont déclaré des responsables américains sous couvert d’anonymat, malgré la récente mise en garde de Donald Trump au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu contre toute frappe.

Selon les services de renseignement américains, Israël s’est préparé à frapper les installations nucléaires iraniennes. Mais un responsable américain a déclaré que rien n’indiquait que l’Etat hébreu ait pris une décision définitive.

L’AIEA et la République islamique sont engagés dans un bras de fer depuis que Donald Trump a décidé de soustraire les Etats-Unis à un accord conclu à Vienne en 2015 et les relations entre Téhéran et Washington se tendent chaque jour davantage.

Le président américain a annoncé mercredi l’évacuation de personnel américain présent dans la région, disant redouter un accroissement des risques en matière de sécurité et répétant que les Etats-Unis ne laisseraient pas l’Iran – qu’il menace de bombarder si les négociations échouent – se doter de l’arme nucléaire.

Donald Trump s’est également dit de moins en moins sûr que l’Iran accepte un arrêt de ses activités d’enrichissement d’uranium dans le cadre d’un accord avec les Etats-Unis. La République islamique veut pour sa part obtenir la levée des sanctions américaines qui lui sont imposées depuis 2018.

L’IRAN ANNONCE UN 3ÈME SITE D’ENRICHISSEMENT

Téhéran a rapidement réagi jeudi à la décision de l’AIEA en annonçant des contre-mesures.

« La République islamique a toujours respecté ses obligations en matière de garanties », ont déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères et l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (OEAI) dans un communiqué conjoint, jugeant la résolution de l’AIEA « politiquement motivée et dénuée de fondements techniques ou juridiques ».

Le porte-parole de l’OEAI, Behrouz Kamalvandi, a déclaré à la télévision d’Etat que l’Iran allait ouvrir un troisième site d’enrichissement d’uranium dans un lieu « sûr ».

L’Iran possède actuellement deux sites d’enrichissement, à Fordow et à Natanz, qui sont selon le régime iranien des installations souterraines hautement sécurisées.

Les centrifugeuses de première génération que l’Iran exploite à Fordow seront remplacées par des équipements de sixième génération, « ce qui augmentera considérablement la production d’uranium enrichi », a indiqué Behrouz Kamalvandi.

Un responsable au sein de l’AIEA a confirmé que l’organisation avait été informée par l’Iran de son projet. Le régime de Téhéran n’a pas fourni de détails tels que la localisation du site, a-t-il indiqué.

Après les annonces de l’AIEA, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que les actions de Téhéran compromettaient le traité mondial de non-prolifération (TNP) et constituaient une menace imminente pour la sécurité et la stabilité régionale et internationale.

L’Iran est signataire du TNP mais pas Israël, dont on pense qu’il possède le seul arsenal nucléaire du Proche-Orient.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer et le chef du Mossad David Barnea se rendront à Oman pour rencontrer l’envoyé spécial des États-Unis Steve Witkoff avant les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran dans le cadre d’une nouvelle tentative de clarifier la position d’Israël, selon les médias israéliens.

WITKOFF SERA À OMAN DIMANCHE

Selon une source, Steve Witkoff sera présent à Oman dimanche dans le cadre des discussions avec l’Iran.

Un responsable iranien a en outre indiqué que Téhéran avait été averti d’une potentielle attaque israélienne sur ses sites nucléaires.

Cité par les médias d’État, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que, même si les installations nucléaires du pays étaient détruites par des bombes, elles seraient reconstruites.

De même source, l’armée iranienne a commencé des exercices plus tôt que prévu afin de se concentrer sur les « mouvements de l’ennemi », tandis que le commandant des gardiens de la révolution Hossein Salami a déclaré que la riposte à toute attaque israélienne serait « plus énergique et plus destructrice » que par le passé.

L’année dernière, l’Iran a procédé à un tir de barrage de missiles contre Israël après le bombardement du consulat iranien à Damas par l’Etat hébreu et Israël a répliqué par des frappes de missiles en Iran et en Syrie, ce qui a constitué les premières attaques directes de ce type entre les deux parties.

Selon des diplomates présents lors de la réunion à huis clos du conseil de surveillance de l’AIEA, la résolution présentée par les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne a été adoptée par 19 voix pour, 11 abstentions, tandis que trois États – la Russie, la Chine et le Burkina Faso – ont voté contre.

Le texte, consulté par Reuters, indique que l’Iran manque à ses obligations, sur la base d’un rapport envoyé par l’AIEA à ses États membres le 31 mai.

TRACES D’URANIUM SUR DES SITES NON DÉCLARÉS

« Le conseil de surveillance (…) estime que les nombreux manquements de l’Iran à ses obligations depuis 2019 de coopérer pleinement et en temps opportun avec l’agence concernant le matériel et les activités nucléaires non déclarées sur plusieurs sites en Iran (…) constituent un manquement à ses obligations », est-il indiqué.

Un des principaux problèmes réside dans l’incapacité de Téhéran à fournir à l’AIEA des explications crédibles quant à la présence de traces d’uranium détectées sur des sites non déclarés en Iran.

Les services de renseignement américains et l’AIEA estiment de longue date que l’Iran possédait un programme d’armement nucléaire secret et coordonné qu’il a interrompu en 2003, même si des expériences isolées se sont poursuivies pendant plusieurs années.

L’Iran dément toute intention de se doter de l’arme nucléaire et affirme mener des projets énergétiques à usage civil.

La résolution de l’AIEA fait référence à une dénonciation de l’Iran au Conseil de sécurité de l’Onu. Mais des diplomates ont déclaré qu’il faudrait pour cela une deuxième résolution, comme ce fut le cas en 2005, la dernière fois que l’Iran a été déclaré par l’AIEA en situation de non-conformité.

(Avec Yousef Saba et la rédaction de Dubaï, Marc Jones à Londres et GV De Clercq à Rome, rédigé par Timothy Heritage et Michael Georgy ; version française Nicolas Delame, Blandine Hénault et Benjamin Mallet, édité par Sophie Louet)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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