L’AIEA détaille des activités nucléaires secrètes de l’Iran
VIENNE (Reuters) -L’Iran a mené des activités nucléaires secrètes avec des matériaux non déclarés à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans trois sites qui font l’objet d’une enquête de longue date, pointe l’agence onusienne dans un rapport remis aux Etats membres et consulté par Reuters.
Selon l’AIEA, « ces trois sites, et d’autres possibles sites connexes, faisaient partie d’un programme nucléaire structuré non déclaré, mené par l’Iran jusqu’au début des années 2000 et des matériaux nucléaires non déclarés ont été utilisées lors de certaines activités ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères et l’agence nucléaire iranienne ont rejeté un rapport « aux motivations politiques reprenant des accusations sans fondement », selon les médias officiels de Téhéran.
Ce document demandé par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA en novembre dernier devrait inciter les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni à présenter un projet de résolution accusant l’Iran de ne pas respecter ses obligations sur la non-prolifération nucléaire lors de la prochaine réunion de l’instance de l’AIEA dans la semaine du 9 juin.
L’adoption d’une telle résolution serait une première depuis près de vingt ans. Elle pourrait inciter Téhéran à accélérer encore son programme d’enrichissement de l’uranium et compliquer les négociations avec les Etats-Unis en vue d’un accord encadrant ses activités nucléaires.
Selon les médias de Téhéran, l’Iran prendra des « mesures appropriées » en réponse à toute initiative que pourrait prendre le Conseil des gouverneurs de l’AIEA contre la République islamique.
En parallèle, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré que son homologue omanais, médiateur dans les discussions avec Washington, lui avait présenté les éléments d’une proposition américaine pour un accord.
Dans un message sur X, il a ajouté que l’Iran y répondrait « conformément à ses principes, ses intérêts nationaux et aux droits du peuple d’Iran ».
400 KG D’URANIUM À 60%
L’Iran affirme développer un programme nucléaire à des fins civiles et refuse de renoncer totalement à ses activités d’enrichissement de l’uranium, comme le réclame jusqu’ici Washington.
L’AIEA, ainsi que les services de renseignement américains, estiment de longue date que l’Iran a développé un programme nucléaire militaire secret jusqu’en 2003, ce que Téhéran a toujours démenti.
Si le rapport porte sur des activités déjà connues et remontant à plusieurs décennies, ses conclusions sont plus définitives.
L’AIEA assure ainsi que l’Iran a omis de déclarer du matériel ou des activités nucléaires dans trois emplacements secrets en Iran, à Lavisan-Shian, Varamin et Turquzabad.
Elle estime également que la coopération entre l’Iran et l’AIEA continue d’être « insatisfaisante » sur un « certain nombre d’aspects ».
Un bilan transmis parallèlement samedi aux Etats membres de l’agence onusienne précise que le stock iranien d’uranium enrichi à 60% continue d’augmenter rapidement et atteint désormais plus de 400 kg, soit, s’il est enrichi jusqu’à la pureté requise pour des fins militaires (90%), de quoi fabriquer neuf bombes nucléaires.
Pour Israël, les conclusions de l’AIEA prouvent que le programme nucléaire iranien n’a pas vocation à être pacifique et que Téhéran reste déterminé à aller au bout de son programme d’armement nucléaire.
« La communauté internationale doit agir maintenant pour arrêter l’Iran », a déclaré le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué, ajoutant que le niveau d’uranium enrichi atteint par l’Iran « n’existe que dans les pays qui cherchent activement à se doter d’armes nucléaires et n’a aucune justification civile ».
(Reportage de François Murphy; version française Zhifan Liu et Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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