La Russie oppose son veto à une résolution de l’Onu prolongeant les sanctions au Mali
par Michelle Nichols
NATIONS UNIES (Reuters) – La Russie a opposé mercredi son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu visant à prolonger les sanctions imposées en 2017 au Mali.
Les sanctions, qui visaient toute personne violant ou faisant obstacle à l’accord de paix de 2015, entravant l’acheminement de l’aide, commettant des violations des droits ou recrutant des enfants soldats, prendront fin jeudi.
Treize des membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la résolution, rédigée par la France et les Emirats arabes unis, visant à prolonger d’un an les sanctions et la mission du comité chargé de surveiller leur application. La Russie y a opposé son veto et la Chine s’est abstenue.
La Russie a ensuite proposé de prolonger d’un an les sanctions, mais de mettre immédiatement fin à la mission du comité de surveillance. Elle a été le seul pays à voter en faveur de cette proposition, le Japon s’y est opposé et les treize autres membres se sont abstenus.
L’ambassadeur adjoint des Etats-Unis auprès de l’Onu, Robert Wood, a déclaré devant le Conseil que la Russie voulait mettre fin à la mission du comité de surveillance afin « d’étouffer la publication de vérités gênantes sur les actions (du groupe) Wagner au Mali, actions qui requièrent une attention particulière ».
Le comité indépendant de surveillance a rapporté plus tôt ce mois-ci que les soldats maliens et leurs partenaires en matière de sécurité, suspectés d’appartenir au groupe paramilitaire russe Wagner, utilisaient la violence contre les femmes et commettaient d’autres « graves abus des droits de l’homme » afin de répandre la terreur.
Le vice-ambassadeur de la Russie auprès de l’Onu, Dmitri Polianski, a déclaré à Reuters que ces déclarations n’étaient que des spéculations et s’apparentaient à de la « paranoïa ».
Il a ajouté que la Russie « défendait les intérêts du pays concerné, le Mali, comme le Conseil est censé le faire ».
La junte militaire au pouvoir au Mali a écrit plus tôt ce mois-ci au Conseil de sécurité afin de demander que les sanctions soient levées.
(Reportage Michelle Nichols; version française Camille Raynaud)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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