La momie d’un enfant inca restituée à une communauté autochtone
BUENOS AIRES, 29 mai (Reuters) – La momie d’un enfant remontant à la civilisation inca, découverte en 1905 sur une montagne du nord-ouest de l’Argentine et naturellement préservée par le froid, a été restituée à une communauté autochtone après 119 ans passés dans un musée de Buenos Aires.
La momie, connue sous le nom de « l’Enfant de Chañi », en référence à la montagne de la province de Jujuy où elle a été découverte par hasard par des militaires et des alpinistes, à près de 5.900 mètres d’altitude.
Cet enfant avait entre 5 et 7 ans lorsqu’il a été sacrifié dans le cadre d’un rituel sacré inca « capacocha ».
Depuis sa découverte, la dépouille était conservée au musée ethnographique Juan B. Ambrosetti, rattaché à l’Université de Buenos Aires (UBA). Pendant des décennies, les communautés autochtones de la région de la Puna, dans le nord de l’Argentine, ont réclamé sa restitution.
La momie a été transportée jeudi du musée situé dans le centre de Buenos Aires vers El Moreno, dans la province de Jujuy, où la communauté autochtone Kolla a célébré l’événement par des cérémonies et des rituels.
« Ce petit garçon a beaucoup à nous dire sur notre identité, » a déclaré Clemente Flores, un dirigeant de Kolla, à Reuters. « C’est un être cher, un de nos grands-pères qui s’est endormi pour nous montrer l’histoire de notre culture et de nos modes de vie, dont certains perdurent encore. »
Lors de la restitution officielle au musée mercredi, les autorités universitaires ont présenté leurs excuses à la communauté Kolla pour ce long délai.
« Tout n’est pas au service de la science, » a déclaré Ricardo Manetti, doyen de la Faculté de philosophie et de lettres de l’UBA.
La destination finale de la momie n’a pas encore été déterminée.
(Reportage Lucila Sigall, version française Elena Smirnova, édité par Benoit Van Overstraeten)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.



