La Maison blanche supprime un message de Vance mentionnant le « génocide arménien »
EREVAN/WASHINGTON, 10 février (Reuters) – La Maison blanche a effacé mardi un message publié sur le compte officiel du vice-président américain J.D. Vance sur le réseau social X qui commémorait le « génocide » des Arméniens, déclarant que le message – à même de provoquer la colère de la Turquie, alliée des Etats-Unis – avait été diffusé par erreur.
Au cours d’une visite de deux jours en Arménie, la première effectuée dans le pays par un vice-président américain, J.D. Vance s’est rendu au mémorial de Tsitsernakaberd à Erevan.
En compagnie de son épouse, il a participé à une cérémonie lors de laquelle ont été déposées des couronnes de fleurs sur le site commémorant les 1,5 million de victimes du génocide arménien perpétré dans les ultimes années de l’Empire ottoman.
Le compte officiel de J.D. Vance sur le réseau social X a décrit par la suite cette visite comme destinée à « honorer les victimes du génocide arménien de 1915 ».
Alors que ce message a ensuite été effacé, un assistant du vice-président américain, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré que le message avait été publié par erreur par un assistant qui ne faisait pas partie de la délégation américaine s’étant rendue en Arménie.
Un porte-parole de J.D. Vance a déclaré que le compte était géré par les équipes du vice-président américain et destiné « principalement à partager des photos et vidéos » de ses activités. Il a également renvoyé aux commentaires effectués plus tôt par J.D. Vance, qui n’a pas mentionné devant les journalistes le mot « génocide ».
Ankara reconnaît que nombre d’Arméniens vivant dans l’Empire ottoman ont été tués lors d’affrontements avec les troupes impériales durant la Première Guerre mondiale, mais rejette de longue date l’ampleur du bilan et nie que les massacres ont été systémiques et constituent un génocide.
Si le Congrès américain (en 2019) et l’ancien président américain Joe Biden (en 2021) ont reconnu que les massacres de 1915 étaient un génocide, le président américain Donald Trump s’est gardé d’utiliser ce terme dans le communiqué qu’il a livré l’an dernier à propos des massacres.
La Turquie est membre de l’Otan et son président Recep Tayyip Erdogan entretient des liens étroits avec l’actuel locataire de la Maison blanche, dont il appuie notamment l’initiative diplomatique pour la bande de Gaza.
Aucun commentaire n’a été obtenu auprès du ministère turc des Affaires étrangères.
Interrogée lors d’un point de presse régulier, la porte-parole de la Maison blanche a déclaré mardi qu’il n’y avait eu « aucun changement » dans la politique de l’administration Trump à propos de cet événement historique.
Lors de sa visite au mémorial de Tsitsernakaberd, les journalistes ont demandé à J.D. Vance si le but était de la démarche était de reconnaître un génocide arménien. « Evidemment, il s’agit d’une chose horrible qui s’est produite il y a un peu plus de 100 ans, et quelque chose qui était très, très important pour eux culturellement », a répondu le vice-président américain.
« Donc en signe de respect, à la fois pour les victimes et le gouvernement arménien qui est un important très important pour nous dans la région, pour le Premier ministre Pachinian, j’ai voulu venir et présenter mes hommages ».
(Kevin Lamarque à Erevan et Trevor Hunnicutt à Washington; version française Jean Terzian)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

