La Maison blanche défend le limogeage d’une responsable des statistiques sur l’emploi
par Doina Chiacu et Jasper Ward
WASHINGTON (Reuters) – Les principaux conseillers économiques de la Maison blanche ont défendu dimanche le limogeage par Donald Trump de la responsable des statistiques du département du Travail (BLS), Erika McEntarfer, rejetant les critiques selon lesquelles cette décision du président américain pourrait saper la confiance dans les données économiques officielles des États-Unis.
Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a déclaré à la chaîne CBS que Donald Trump avait de « réelles préoccupations » concernant les données, tandis que Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national, a estimé que le président avait « raison d’appeler à une nouvelle direction ».
Kevin Hassett a précisé sur Fox News que la principale préoccupation concernait le rapport du BLS de vendredi, selon lequel 258.000 emplois de moins qu’annoncé précédemment ont été créés en mai et en juin.
Donald Trump a accusé Erika McEntarfer de truquer les chiffres sur l’emploi, sans fournir de preuves d’une éventuelle manipulation des données. Le BLS compile le rapport sur l’emploi, très surveillé, ainsi que les données sur les prix à la consommation et à la production.
L’agence statistique n’a pas fourni d’explication à la modification des données mais a noté que « les révisions mensuelles résultent de rapports supplémentaires reçus des entreprises et des agences gouvernementales depuis les dernières estimations publiées », ainsi que d’un nouveau calcul des « facteurs saisonniers ».
Le limogeage d’Erika McEntarfer vient alimenter des inquiétudes croissantes quant à la qualité des données économiques américaines publiées par le gouvernement fédéral.
Il intervient également à la suite d’une série de nouveaux droits de douane américains imposés à des dizaines de partenaires commerciaux, qui a fait chuter les marchés boursiers mondiaux.
« Je pense que ce dont nous avons besoin, c’est d’un regard neuf sur le BLS, de quelqu’un qui puisse faire le ménage », a déclaré Kevin Hassett.
« IL TIRE SUR LE MESSAGER »
Dans une interview accordée à la chaîne CBS, Jamieson Greer a pour sa part reconnu qu’il y avait toujours des révisions des chiffres de l’emploi, ajoutant toutefois que celles-ci vont parfois « dans des directions vraiment extrêmes ».
Les opposants au limogeage d’Erika McEntarfer, y compris d’anciens dirigeants du BLS, ont critiqué la décision de Donald Trump et demandé au Congrès d’enquêter, mettant en avant le risque de perte de confiance dans un organisme statistique respecté.
Il est impossible qu’un reponsable du BLS puisse truquer les chiffres de l’emploi, a déclaré William Beach, autrefois lui-même à la tête du bureau statistique et coprésident du groupe « Friends of the BLS ».
« Chaque année, nous avons révisé les chiffres. Lorsque j’étais commissaire, nous avons révisé les chiffres de 500.000 emplois pendant le premier mandat du président Trump », a-t-il déclaré sur CNN.
« Et pourquoi faisons-nous cela ? Parce que des entreprises sont créées ou disparaissent, et nous ne le savons pas vraiment au cours de l’année, jusqu’à ce que nous fassions le rapprochement avec un véritable décompte complet de toutes les entreprises. »
Les démocrates et au moins deux sénateurs républicains ont également critiqué la décision de Donald Trump.
« Il s’agit d’une accusation absurde. Ces chiffres sont établis par des équipes composées de centaines de personnes qui suivent des procédures détaillées figurant dans des manuels », a déclaré dimanche Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor, sur ABC.
« Que fait un mauvais dirigeant lorsqu’il reçoit de mauvaises nouvelles ? Il tire sur le messager », a quant à lui déclaré Chuck Schumer, chef de la minorité sénatoriale, lors d’un discours prononcé vendredi.
Jamieson Greer et Kevin Hassett ont en outre déclaré dimanche que la majeure partie des droits de douane annoncés ces derniers jours resteraient probablement en vigueur plutôt que d’être réduits dans le cadre des négociations en cours.
(Reportage Doina Chiacu, Jasper Ward et Douglas Gillison, version française Benjamin Mallet)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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