La COP28 entre dans le vif du sujet sur les combustibles fossiles
DUBAÏ (Reuters) – Les négociations sur le climat de la COP28 sont entrées dans une phase critique lundi, alors que les pays s’opposent sur la question de savoir s’il faut parvenir à un accord mondial pour l’élimination progressive des combustibles fossiles.
Le secrétaire général des Nations unies (Onu), Antonio Guterres, s’est efforcé d’encourager un consensus. Il affirme que le succès de la COP28 dépend de la conclusion d’un accord visant à réduire l’utilisation du charbon, du pétrole et du gaz assez rapidement.
« Cela ne signifie pas que tous les pays doivent éliminer progressivement les combustibles fossiles en même temps », a-t-il précisé aux journalistes lors du sommet de Dubaï, qui devrait se terminer mardi mais pourrait être prolongé si les négociations s’éternisent.
Antonio Guterres s’est fait l’écho d’un appel lancé par de nombreux pays en développement, pour qui tout accord conclu lors de la COP28 en vue de réformer le système énergétique mondial devait s’accompagner d’un soutien financier suffisant pour les aider à atteindre cet objectif.
Une coalition de plus de 100 pays, dont les États-Unis, le Canada et la Norvège, producteurs de pétrole et de gaz, ainsi que l’Union européenne et les pays insulaires vulnérables au changement climatique, souhaitent un accord incluant une clause d’élimination progressive des combustibles fossiles, ce qui n’a jamais été fait en 30 ans de sommets onusiens.
Les émissions provenant de la combustion des énergies fossiles sont de loin le principal moteur du changement climatique.
L’Opep, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, s’oppose à un accord sur l’élimination progressive des combustibles fossiles.
Dans une lettre datée du 6 décembre et consultée par Reuters, le secrétaire général de l’Opep, Haitham al Ghais, a exhorté les membres à rejeter toute formule prévoyant un abandon du pétrole et du gaz dans l’accord en cours de discussion.
« Ils s’opposent aux dispositions relatives aux combustibles fossiles et tentent de bloquer les négociations sur presque tous les autres points », a déclaré à Reuters Steven Guilbeault, ministre canadien de l’Environnement.
« Nous sommes le quatrième producteur de pétrole et de gaz. Nous comprenons. C’est compliqué. C’est déconcertant. Cela crée de l’incertitude dans certaines parties de notre pays. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas le faire », a-t-il ajouté.
Des négociateurs et des observateurs présents lors des discussions de la COP28 ont déclaré à Reuters que l’Arabie saoudite, leader de facto de l’Opep, figurait parmi les principaux opposants à un accord sur l’élimination progressive des combustibles fossiles.
Le gouvernement saoudien n’a pas répondu à une demande de commentaires.
Les Émirats arabes unis, eux-mêmes grands producteurs de pétrole, ont exhorté les pays à faire des compromis pour trouver un accord incluant les combustibles fossiles.
Malgré la croissance rapide des énergies renouvelables, les combustibles fossiles produisent aujourd’hui environ 80% de l’énergie mondiale.
(Reportage Kate Abnett, Valerie Volcovivi, David Stanway, Sarah McFarlane, Maha el Dahan, Elizabeth Piper, Gloria Dickie ; version française Gaëlle Sheehan, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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