Ukraine-Trump annonce un cessez-le-feu dans l’énergie, Zelensky attend des précisions
KYIV, 11 octobre (Reuters) – Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche la conclusion d’un accord de cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie portant sur les infrastructures énergétiques et son entrée en vigueur, avant d’être rapidement contredit par son homologue ukrainien Volodimir Zelensky.
« Avec effet immédiat, il y a un CESSEZ-LE-FEU ÉNERGÉTIQUE dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Les deux parties ont donné leur accord. Ne le violez pas ! », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Quelques minutes plus tard, Volodimir Zelensky a cependant indiqué ne pas avoir été informé d’une telle trêve, déclarant au site d’information Axios que l’annonce du président américain constituait « une surprise » pour lui.
« L’Ukraine soutient le cessez-le-feu, et il est important que la Russie le soutienne également. Nous attendons des précisions de la partie américaine », a-t-il écrit par la suite sur l’application Telegram.
« Pour sa part, l’Ukraine soutient toujours PLEINEMENT les mesures visant à la désescalade, à la protection des vies humaines et aux décisions nécessaires pour mettre fin à la guerre et garantir une paix durable. »
Moscou n’a pas commenté les annonces de Donald Trump dans l’immédiat.
Plus tôt, Volodimir Zelensky s’était dit disposé à suspendre les attaques contre les raffineries de pétrole russes si Moscou cessait ses propres frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes, après que Donald Trump a exigé que Kyiv mette unilatéralement fin à ses assauts.
Il a également déclaré qu’il organiserait des élections en Ukraine si le président russe Vladimir Poutine acceptait un cessez-le-feu global de 60 jours.
Samedi, Donald Trump a imputé la hausse des prix du diesel aux États-Unis aux frappes ukrainiennes contre les raffineries russes et a déclaré que Volodimir Zelensky « ferait mieux d’arrêter immédiatement », ajoutant que l’Ukraine devrait le remplacer à sa tête car il avait laissé passer plusieurs occasions de conclure un accord avec Moscou.
« DITES À POUTINE DE NOUS DONNER DEUX MOIS »
La forte hausse des prix mondiaux du diesel, qui a suivi le déclenchement de la guerre avec l’Iran en février, est devenue un handicap politique pour le Parti républicain de Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat du mois prochain, lors desquelles les démocrates pourraient reprendre le contrôle d’une ou des deux chambres du Congrès.
Volodimir Zelensky a réaffirmé dimanche la position de longue date de l’Ukraine, selon laquelle elle est disposée à cesser ses attaques contre les raffineries russes uniquement dans le cadre d’une désescalade réciproque du conflit, qui exigerait que Moscou mette également fin à ses frappes contre les infrastructures électriques ukrainiennes.
Tout accord de ce type devrait s’accompagner de « garanties réelles », a déclaré Volodimir Zelensky.
« La véritable cause de la guerre en Europe, c’est la Russie et la Russie seule », a-t-il dit, sans faire directement référence aux propos de Donald Trump.
« Il est possible de mettre fin aux frappes contre les infrastructures énergétiques dès aujourd’hui, mais Vladimir Poutine ne le veut pas. »
« Dites à Poutine de nous donner deux mois, 60 jours de cessez-le-feu total, 60 jours, et nous organiserons des élections », a également déclaré Volodimir Zelensky à la chaîne américaine ABC.
Samedi, il a réagi avec colère à l’annonce par Donald Trump d’un accord d’approvisionnement en diesel avec la Russie, estimant que celui-ci encouragerait les attaques de Moscou contre l’Ukraine.
« UNE TRAHISON »
Des analystes ont déclaré que l’accord conclu par Donald Trump avec Moscou avait peu de chances d’entraîner une baisse durable des prix des carburants, les volumes concernés restant bien inférieurs aux exportations habituelles de la Russie lorsque ses raffineries ne sont pas visées par des attaques.
L’accord sur le diesel a également été critiqué par des élus américains, dont le représentant républicain Don Bacon, qui a estimé qu’il était temps de renforcer les sanctions plutôt que de les alléger.
Dans les rues de Kyiv, plusieurs habitants ont fait part de leur colère après la suggestion de Donald Trump selon laquelle l’Ukraine devrait se trouver un nouveau dirigeant prêt à conclure un accord avec le président russe Vladimir Poutine.
« Personne n’a le droit de nous dire ce que nous devons faire, d’autant que des élections ne peuvent pas être organisées en temps de guerre », a déclaré Sabina, une institutrice de 40 ans, en référence à l’interdiction des élections en Ukraine sous le régime de la loi martiale pour des raisons de sécurité.
« À mes yeux, c’est une trahison de la part de nos partenaires », a-t-elle déclaré au sujet des remarques de Donald Trump.
Volodimir Zelensky a déclaré qu’il poursuivrait dimanche ses discussions avec les dirigeants européens et que des échanges avaient lieu quotidiennement sur des dispositifs supplémentaires de défense aérienne, notamment des munitions pour les avions de combat utilisés pour abattre les drones russes à réaction.
Lundi, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, doit participer à une réunion du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne qui devrait examiner un renforcement de la pression des sanctions contre la Russie ainsi que l’avancement des négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
(Daniel Flynn, avec Steve Holland à Washington et Ismail Shakil ;version française Nicolas Delame et Benjamin Mallet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

